Tout ça pour une pomme?

J’avoue, je me confesse. J’étais un des nombreux geeks à attendre l’arrivée de cette fameuse tablette Apple. La « keynote » (nom offert aux conférence de Steve Jobs, patron de la marque à la pomme) de ce 27 janvier s’annonçait épique et révolutionnaire. La presse internationale offrait une large page à l’annonce de ce futur outil qui s’annonçait comme l’un des plus attendus de ce début d’année. Des lives, commentés et vidéos, des photos « en veux-tu, en voilà », et plein d’autres informations. De quoi frôler l’indigestion.

Le nouvel iPad fait des vagues... sans convaincre.
Le nouvel iPad fait des vagues... sans convaincre.

Et pourtant… Nombreux spécialistes de l’informatique, et des produits d’Apple, ont montré leur déception face à cette fameuse tablette, nommée iPad. Certains y voient un gigantesque iPhone quelque peu remanié, d’autres y découvrent une plateforme innovante qui permettra de lire sans difficulté livres, vidéos et musiques. Mais où est vraiment l’innovation? Quelle est cette « chose en plus » qui permettra à l’iPad de se distancer de ses concurrents? On ne la voit pas vraiment. Si ce n’est sa taille (10 pouces) et son poids (à peine 700 grammes).

Bref, Apple a presque réussi son coup. Le buzz quant à cette tablette a débuté depuis plusieurs semaines et les photos et vidéos montées ont fait le tour du net, sans que personne ne découvre réellement à quoi ressemblait cet iPad. Tout le monde attendait avec impatience cette « keynote » mais rien n’a vraiment filtré. Pourtant, les fans d’Apple ont été déçus de ne pas connaître de mise à jour pour l’iPhone ou pour l’OS Léopard. Tant pis, Steve Jobs est heureux, il a réussi un magistral coup de marketing. Car bon nombre de fans sont déjà prêts à acheter le petit appareil, vendu dans seulement 60 jours aux Etats-Unis.

En Angleterre, on s’est pourtant déjà amusé à parodier l’iPad. Car en anglais, « pad » veut également dire… « tampon ». Les femmes anglaises sont ravies. La preuve avec cette vidéo qui fait déjà le tour de la toile.

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Nord-Sud: le choc des photos

Cet après-midi, à l’hôtel de ville de Bruxelles. Sous le regard de Freedy Thielemans, bourgmestre de la capitale belge, le cycliste Philippe Gilbert reçoit enfin son trophée national du Mérite Sportif, attribué il y a quelques mois pour sa saison exceptionnelle ponctuée par un succès sur le Tour de Lombardie, dernière grande classique cycliste de l’année. Le coureur wallon est également honoré par le prince Philippe qui lui remet cette fameuse statuette, qu’un sportif belge ne peut recevoir qu’une fois dans sa carrière.

Les photos arrivent, des agences Belga et Photonews, et les médias, d’abord Internet, diffusent l’information. Pourtant, il y a une légère différence de ton entre la presse flamande et la presse wallonne. Si dans le sud du pays, on se contente de relayer l’information avec une simple photo du prince Philippe, du coureur cycliste et du bourgmestre de Bruxelles, on s’amuse beaucoup plus dans le nord. Dans les éditions électroniques du Standaard (l’un des journaux flamands les plus sérieux) et du Nieuwsblad, on préfère montrer les images du prince Philippe, s’intéressant apparemment à la fiancée du coureur cycliste plutôt qu’au sportif. Quelques vues prises sur le vif et voici le fils d’Albert II dans de beaux draps.

Entre Het Nieuwsblad (Flandre) et Le Soir (Wallonie), une petite différence d'illustration...

Pourquoi donc cette différence de traitement? Les journalistes flamands reçoivent-ils différentes photos? Bien sûr que non. Toute la presse belge (ou du moins, celle abonnée aux agences Belga et Photonews) a accès à ces photographies. Seulement, au nord du pays, on tape beaucoup plus sur le prince Philippe. Le futur successeur du Roi n’est pas beaucoup apprécié en Flandre suite à ses quelques bourdes en néerlandais. Et entretenir le sentiment que la famille royale n’est plus très utile en Belgique fait partir des fers de lance de la presse flamande depuis plusieurs années. Alors, ce nouveau fait, certes anodin, renforce cette idée que le prince Philippe n’est vraiment pas prêt à reprendre le trône de son père. Surtout pas s’il continue à reluquer les jolies blondes…

Le cyclisme à deux vitesses

Aujourd’hui,  j’ai découvert deux vidéos fort différentes mais toujours sur le thème cycliste. Dans la première séquence, vous pourrez découvrir un certain Jordan, fou de tuning et qui a décidé de se lancer dans la customisation de… son vélo. Le jeune homme semble convaincu de son oeuvre qui vaut la peine d’être visionnée avec minutie (même si elle date déjà d’un an). Le reportage aurait pu être réussi si cela ne tombait pas dans le voyeurisme bête et méchant lorsque le caméraman va interroger les voisins de Jordan afin de commenter sa passion. Drôle, jusqu’à un certain point.

L’autre séquence est plus « professionnelle ». Vous connaissez certainement la mode des « lipdub », débutée sur Youtube et popularisée notamment par les jeunes de l’UMP (ahah). Cette fois, c’est l’équipe de France de cyclo-cross qui s’est lancé sur ce terrain avec une reprise de Patrick Bruel. Une vidéo amateur pourtant bien maniée. Enjoy!

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Quand le buzz se fait sportif

C’est dingue comme une petite phrase lâchée sur la toile peut engendrer une série de réactions aussi farfelues les unes que les autres. Alors que je me baladais sur les forums anglais de cyclisme, je me suis retrouvé sur un sujet qui ne me semblait plus d’actualité : « The return of Jan Ullrich? » (traduisez: le retour de Jan Ullrich?). Comment? Le coureur allemand veut revenir à la compétition? Etre battu à sept reprises par Lance Armstrong ne lui a pas suffi?

Jan Ullrich
Un fantôme sur la page Facebook de Jan Ullrich?

La nouvelle émanait en fait d’une phrase publiée dimanche soir sur la page Facebook de Jan Ullrich: « Lance, ich komme » (Lance, j’arrive). Du coup, les commentaires allaient bon train quant au futur come-back de l’ancienne tête brûlée du cyclisme allemand, parti sous les sifflements des supporters après l’affaire Puerto. Alors, un retour, imaginez… Alors que la nouvelle a déjà été démentie l’année dernière par l’intéressé.

Est-il donc vraiment sur le retour? Ou n’est-ce qu’un buzz mal compris? La deuxième solution semble la plus probable. Car d’autres observateurs évoquent, en cette phrase,  le titre de son futur livre. Vraiment? Les supputations n’offrent en tout cas pas de véritables raisons à cette phrase. D’ailleurs, est-ce véritablement Jan Ullrich qui a écrit cette phrase? On ne peut en être sûr et voilà ce qui pose problème sur Internet et plus particulièrement avec ces sites de réseaux sociaux. Peut-on vraiment croire les personnes derrière leur écran? On ne peut pas être certain de la fiabilité de cette page. Encore une fois, voici une belle tempête dans un verre d’eau…

(Photo: ASO)

Le journaliste solitaire

Une bien belle aventure, menée par les Radios Publiques Francophones (qui réunit la RTBF, Radio France, Radio Canada et RSR), qui souhaite savoir par cette petite expérience si « la lecture du monde est pertinente à travers ces réseaux sociaux ». On ne peut en effet pas nier l’importance de ces sites à l’heure où le Web 2.0 est sur toutes les lèvres et sur tous les claviers. Souvenez-vous de la mort de Michael Jackson, principalement relayée par Twitter, ou celle de Philippe Séguin, homme politique français, plus récemment.

Ferme Journalistes
Une ferme, 5 journalistes, un oiseau et Facebook

Pourtant, est-ce que les informations sur Internet peuvent se résumer à ces deux sites ? L’expérience n’aurait-elle pas été tout aussi marquante si la toile avait été agrandie aux blogs ? La tâche aurait certes été techniquement difficile mais elle permettrait également de découvrir si ces blogs ont également une quelconque influence sur l’information. On ne peut nier leur présence ni leur impact aujourd’hui. D’ailleurs, Twitter, avec ses 140 caractères, peut-il offrir une information crédible en si peu de mots ?

L’expérience sera de toute manière intéressante à suivre car de plus en plus de journalistes sont aujourd’hui à l’assaut de ces réseaux sociaux. Tous les quotidiens belges ont d’ailleurs leur page sur Twitter ou sur Facebook pour informer directement les clients du Web 2.0. Alors, pour ceux qui souhaitent s’informer sur cet évènement, qui se déroulera du 1er au 5 février, rendez-vous sur le site de France Info qui proposera un blog lors de l’évènement ainsi que des pastilles quotidiennes à 9h15, 12h35, 17h15 et 22h25. Enfin, La Première, en Belgique, compte proposer une émission sur l’expérience avec les participants dans Intermédias, le vendredi à 9h10.

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A long time ago…

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas écrit sur ce blog. Par manque de temps principalement. Vous me direz qu’il s’agit d’un argument bateau après avoir écrit… deux articles. Allez, trois à tout casser… Et pourtant. Ma vie d’étudiant a pris le dessus et ces derniers examens ont tout de même confirmé la tendance qu’une nouvelle vie s’amorce.

Nostalgie, quand tu nous tiens...
Nostalgie, quand tu nous tiens...

Cela fait tout de même peur. On nous disait en sortant des études secondaires que notre vie allait être complètement chamboulée et que nous entrions enfin dans la vie d’adulte. Tout est relatif, monsieur le directeur. Sur ces trois années en Haute Ecole (en espérant que ce chiffre s’arrête là), j’en ai connu des choses. J’ai certes mûri mais est-ce que cela fait de moi un adulte ? Est-ce que l’expérience professionnelle que j’ai acquise en quelques mois fait de moi un adulte ? Est-ce que ces cours intenses entre psychologies, études et discours m’ont permis de devenir un adulte ?

J’ai tout de même du mal à le concevoir. C’est un tout qui nous forme et ces trois années ont contribué à nous façonner. Mais nous deviendrons des adultes lorsque nous aurons notre diplôme en mains. Lorsqu’on sera sur le terrain. Là, ça va faire mal. Et c’est de cela que j’ai peur. J’avance tout doucement, en espérant éviter les dangers mais je les frôlerai, un jour ou l’autre.

Ah, qu’elle est loin l’époque de la cour de récréation et de la cantine. Lorsque j’ai vu partir ma petite soeur en classes de neige, je me suis revu il y a plus de 10 ans. Déjà 10 ans… Le temps avance bien vite. Mais promis, je prendrai le train en route avec vous. Je ne compte pas rester planté sur le quai.