Monsieur Merckx, je ne vous suis plus…

Eddy Merckx a fait valser la presse sportive belge, ce week-end.

Je vous ai tant admiré, monsieur Merckx. Bien sûr, je n’étais pas né à l’époque de vos exploits et de vos envolées sur les cols de la Grande Boucle. Je ne suis qu’un simple amateur de cyclisme qui a vécu vos épopées en solitaire via le petit écran. Et je comprends pourquoi vous avez été élu sportif Belge du siècle. Personne ne peut vous contester ce titre.

Et pourtant, j’ai du mal avec vos dernières déclarations. Certes, je ne suis pas le mieux placé pour contrer vos propos, étant actuellement stagiaire à la rédaction qui a apparemment inscrit une « contre-vérité » (sic) dans ses colonnes. Mais je ne peux m’empêcher de réagir face à vos propos. Que vous préfériez minimiser cette annonce (qui aura surtout été un buzz car le passage concernant ce fameux cancer de l’intestin ne compte que trois lignes, et une centaine de caractères, sans plus), je peux le comprendre. Que vous souhaitiez conserver un droit sur votre vie privée, je ne peux que vous approuver. Mais que vous mettiez en doute les paroles de deux journalistes confirmés, c’est fort de café. Pensez-vous réellement que deux journalistes iraient inventer un « scoop » pareil pour espérer ameuter le peuple, déjà tout acquis à votre cause? Il y a mieux comme publicité…

Peut-être n’avez-vous pas eu de cancer de l’intestin et peut-être que cette fausse annonce est intervenue alors que vous étiez bien à l’aise dans cette interview et que vous avez sorti cela sans vraiment vous rendre compte de vos propos. Cela arrive et j’ai déjà interrogé bon nombre de sportifs qui ont été surpris de leurs déclarations publiés dans les journaux du lendemain, et pourtant bien calés sur mon enregistreur. Alors, qui a eu tort? Je ne peux vraiment le dire mais j’ose croire que, monsieur Merckx, vous reconnaîtrez que les journalistes n’ont pas construit cette histoire de toute pièce. Je ne pourrais plus alors vous admirer en tant qu’homme, mais seulement en tant que sportif. Cela enlèverait quand même de votre prestige.

> L’article de SudPresse montré du doigt par Eddy Merckx.

> L’édito de Philippe Dewitte, présent lors de l’entretien avec Eddy Merckx.

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