Découvrir le Japon en dix étapes – #7 : les endroits à ne pas manquer à Hiroshima et Miyajima

Descendons un peu plus vers le sud du Japon. Après trois jours intenses sur Osaka, nous voici en route vers Hiroshima, une cité malheureusement connue pour la fin tragique de la Seconde Guerre Mondiale au Japon. Notre découverte de la ville n’a toutefois pas démarré au Musée de la Paix, dans le centre. Sur le bord de mer, Hiroshima dévoile en effet des îles intrigantes à quelques hectomètres de la côte. Notamment l’île de Miyajima, sur laquelle est posée une montagne et un célèbre tori, les pieds dans l’eau, devant le village du même nom. Une véritable curiosité japonaise et l’un des plus beaux endroits que nous avons pu découvrir durant ces deux semaines de voyage à travers l’empire nippon.

Avant d’évoquer les installations sur l’île, sachez que le voyage vers Miyajima est très simple. Avec votre Japan Rail Pass, il vous suffit de prendre un train régional jusque la station Miyajima. Dès lors, il vous suffit de vous diriger, en sortant de la gare, tout droit vers le port du village. Toujours avec votre JRP, vous pouvez ensuite prendre le bateau qui part quasiment toutes les demi-heures vers l’île. Un petit voyage sur l’eau d’une vingtaine de minutes, sur un bateau sur lequel vous pouvez même acheter une boisson fraîche ou chaude, le temps de débarquer sur Miyajima. Depuis Hiroshima, le voyage dure donc moins d’une heure et vaut clairement la peine !

Car sur l’île, quel émerveillement ! Dès vos premiers pas, comme à Nara, vous aurez l’occasion d’être accueilli par quelques daims. Et après une longue ruelle de magasins de souvenirs et de spécialités pâtissières de la région, les fameux Momiji Manju, des petits gâteaux fourrés à la pâte de haricot principalement ou à d’autres produits, après avoir survécu aux odeurs d’huitres chaudes ou frites, dont les habitants raffolent, vous arrivez enfin devant le plus beau monument de l’île : ce fameux tori les pieds dans la mer. La chance était en outre avec nous : sans avoir regarder aux heures des marées, nous sommes tombés en pleine marée basse et avons donc pu prendre le temps de faire des photos au pied du tori. Sinon, il vous faut patienter sur les berges et réaliser des photos du tori dans l’eau. Nous vous conseillons donc de regarder aux horaires des marées avant d’aller à Miyajima. Si vous y allez à la fin de la marée basse, vous aurez l’occasion après une courte promenade de voir le tori sous deux aspects différents.

Car l’île ne se résume pas à ce temple au pied de l’eau, avec son tori à quelques mètres de là. Vous n’êtes en effet qu’au pied de la montagne et il suffit de grimper dans la forêt pour profiter d’un coin de calme, d’un coin de nature superbe, où les érables et autres hêtres n’attendent que les promeneurs. Si vous avez le courage, vous pouvez grimper jusqu’au sommet pour profiter d’une superbe vue sur la baie d’Hiroshima. Sinon, vous pouvez également prendre le téléphérique, actif même en hiver, pour rejoindre directement et sans effort le sommet de l’île.

Après cette superbe visite, retour dans le centre de Hiroshima via le train puis le tram. En effet, la ville a un réseau important de trams et de bus, au lieu des habituels métros des autres grandes villes japonaises. Cela renforce l’aspect « historique » de la cité. Cette fois, pas de logement airBNB mais un hôtel visiblement typique pour les hommes d’affaires, dans un centre-ville animé. Pour la soirée, nous avons ainsi profité d’une bonne adresse dans le centre pour déguster nos tous premiers sushis du voyage, préparés sur le moment devant nous. Un délice avec un chef qui faisait bien attention à nous et nous conseillait.

Le lendemain, avant notre retour sur Tokyo, nous avons donc passer la journée dans le centre de Hiroshima, touché en plein cœur dans la matinée du 6 août 1945 par une bombe atomique. Le choc a été évidemment terrible dans la région, avec plus de 160.000 morts dans et autour de Hiroshima. Un incendie qui a duré des jours durant et des morts par centaines durant les décennies qui ont suivi en raison des conséquences de cette terrible arme qui a frappé majoritairement des innocents… La visite du centre a été une véritable claque pour nous, confirmant en quoi l’être humain peut être une terrible menace pour lui-même.

Avant d’arriver dans le parc dédié à la commémoration des victimes de cette bombe atomique, vous aurez l’occasion de découvrir à la sortie du tram le Dôme de Genbaku, une bâtisse qui a tenu tête à l’explosion qui a soufflé une bonne partie de Hiroshima. Cet ancien établissement du début du XXe siècle est le bâtiment le plus proche de l’épicentre ayant survécu à l’explosion… Au loin, on découvre une flamme brûlant malgré la pluie qui nous a accompagnés durant cette journée. Cette flamme représente l’espoir que toutes les armes du monde soient un jour détruites. Dès que cela sera fait, la flamme cessera de briller. En attendant, elle continue d’illuminer ce lieu de commémoration. À côté, on peut découvrir une place dédiée aux enfants tués ou touchés par la bombe atomique. Des milliers et des milliers d’origami en forme d’oiseau sont envoyés par les écoles d’abord du Japon, puis du monde entier pour être déposés près de cette statue dévoilée en 1958 en hommage à Sadako Sasaki, une fillette de 12 ans qui a réalisé 1000 grues en papier pour pouvoir exaucer son vœu d’être enfin guérie de sa leucémie. Malheureusement, cela n’était qu’une croyance et elle décéda en 1955… Depuis, les enfants du monde entier lui rendent hommage, ainsi qu’aux enfants tués dans cette terrible tragédie.

Puis, au fond du parc du Mémorial pour la Paix, on découvre le musée du Mémorial pour la Paix d’Hiroshima. Un musée absolument poignant, qui m’a laissé à de nombreuses reprises les larmes aux yeux. On y découvre des fragments de vêtement, des photos des victimes, des vidéos et autres infographies confirmant l’horreur… On prend pleinement conscience de l’enfer que les habitants de Hiroshima ont vécu. Que faire face à de telles images ? La réalité vous rattrape en pleine face… Des pétitions sont d’ailleurs proposées à la sortie du musée pour demander la destruction de ces armes atomiques ainsi que le respect d’une paix mondiale. Une certaine utopie, certes, mais une démarche nécessaire.

Cette visite de Hiroshima, la plus courte de notre voyage, était clairement la plus touchante. Je vois clairement les guerres et autres conflits actuels d’une autre manière avec la visite de ce Mémorial, qui confirme que les Japonais n’ont qu’une envie : la paix pour que plus personne ne vive un tel enfer. Un passage à Hiroshima me semble donc incontournable en cas de voyage au Japon.

À mercredi pour la suite de nos aventures !

> À suivre : l’alimentation au Japon <

Allô Centrale #54 – The Office et Daft Punk

Retrouvez-moi dans le dernier numéro du podcast Allô Centrale, présenté par Alexleserveur et LuxBox, dans lequel je vous parle des séries renouvelées en début d’année, de mon amour pour la série The Office, et du retour sur scène possible des Daft Punk.

> Cliquez ici pour découvrir le 54e épisode d’Allô Centrale (Radio Kawa).

Allô Centrale est un podcast RadioKawa.

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Découvrir le Japon en 10 étapes – #6 : les endroits à ne pas manquer à Osaka

Ce voyage au Japon semble prendre un second souffle avec notre départ de Kyoto pour Osaka. De l’ancienne capitale historique de l’Empire nippon, nous découvrons une ville bien différente, bien plus animée et pourtant bien plus contrastée de l’avis même des Japonais, moins emballés par l’idée de visiter Osaka. Il s’agissait pourtant, à mes yeux, de la ville la plus « intense » que nous avons visité durant ces quinze jours dans le sud du pays.

Arrivés en début d’après-midi dans la cité de la « Grande Pente », notre première visite a été celle… des centres commerciaux aux abords de la gare. Coincés avec nos valises, il s’agissait de l’une des visites les plus simples à faire dans le quartier, plutôt excentré. C’est ainsi que j’ai pu découvrir le deuxième Pokemon Store de notre voyage, bien plus fourni que ce que nous avions pu voir à la gare de Tokyo. Des bornes d’arcade pour jouer aux dernières sorties de Game Freak (Pokken Tournament ou Pokemon Duel par exemple), des produits dérivés par dizaines, tous les jeux vidéo autour de la série… Le fan de petit monstre de poche que je suis était émerveillé devant cette boutique.

Après la découverte de notre AirBNB, de l’autre côté de la ville, Avalon m’a offert un superbe cadeau d’anniversaire pour fêter cette nouvelle année au Japon. Pour notre premier restaurant à Osaka, elle m’a emmené dans un établissement discret destiné à la viande. Des pièces de bœuf exceptionnelles, des sushis au bœuf, des morceaux crus à déguster après un court passage sur la plaque chauffante placée sur notre table : un paradis pour les carnassiers. Du Kyukyoku, du Maboroshi, des pièces de boeuf de Wagyu… C’était splendide mais très cher, il est vrai. À réserver à un public averti et à ne faire qu’une fois, pour profiter de l’instant. Seul bémol : la demande du restaurant de manger « vite » pour laisser place à d’autres clients futurs. Mais nous n’avons pas été jetés à la porte, heureusement.

Après ce bel instant d’osmose culinaire, direction le centre d’Osaka et plus particulièrement le quartier de Dotonbori, très bruyant et illuminé. On est bien loin du calme de Kyoto. Les maisons de jeux et autres établissements de pachinko sont nombreux, tout comme les karaokés et restaurants attrape-touristes. Vous serez souvent alpagués par des cris venant des quatre coins de la rue pour aller dans tel ou tel établissement. Rien d’oppressant, toutefois. Nous sommes entrés dans l’une de ces salles d’arcade dont les Japonais raffolent toujours. L’occasion de s’essayer à leurs jeux vidéo, sur des tambours, sur la piste de danse ou tout simplement au bout d’un joystick pour un jeu de combat. Et tout ça pour quelques centaines de yens, sans plus. C’est une expérience à tenter, surtout à Osaka où les salles d’arcade sont nombreuses.

Le lendemain, nous retournons dans le centre pour déguster des tempuras dans un restaurant spécialisé dans ces fritures japonaises. L’occasion de tester des patates douces et des légumes surprenants en tempura. Ou encore un œuf poché placé délicatement dans la friture ! Le goût n’y est pas forcément mais il faut apprécier le geste technique.

Dans l’après-midi, direction le château d’Osaka, tout simplement nommé Osaka-jo. Alors que le froid s’empare de la ville, le soleil offre malgré tout une superbe lumière sur cette bâtisse exceptionnelle du XVIe siècle. Le château est superbe et propose un musée particulièrement complet sur les grandes heures d’Osaka et de l’Empire japonais. Le tout est en anglais, et le prix est loin d’être prohibitif, notamment avec la vue que vous pouvez admirer au sommet de cette tour fortifiée. Le parc autour du château se veut d’ailleurs tout aussi reposant, bien loin de toute circulation. Un véritable espace vert au milieu de la cité.

En soirée, en retournant vers la gare d’Osaka pour découvrir le célèbre « Jardin suspendu » de l’Umeda Sky Building, nous sommes tombés à notre grande surprise sur un marché de Noël… allemand ! Des Allemands ont en effet lancé l’organisation d’un marché traditionnel au pied de la célèbre double-tour d’Osaka, avec vin chaud, pâtisseries hivernales et chants traditionnels. Les Japonais se prennent vite au jeu et enchaînent les vins chauds malgré le prix, il est vrai, bien plus haut que ce qu’on connaît en Europe. Mais quel bonheur de déguster un tel breuvage dans un tel climat, autour de gens qui montrent bien qu’ils adorent ce « Noël à l’européenne ». D’ailleurs, tout au long de ces quinze jours, on a pu entendre des chants de Noël à tue-tête dans tous les magasins et parcs d’attraction…

Le lendemain, pour notre troisième journée à Osaka, direction le parc d’attractions de la ville : Universal Studios. Le premier parc Universal inauguré hors des États-Unis, voici quinze ans. Malheur pour nous : nous y sommes allés un dimanche. Du coup, la foule était présente avant même l’ouverture du parc. Et dans l’enceinte, il a été difficile de circuler avec des attractions affichant des temps d’attente d’une heure à… trois heures et vingt minutes ! Oui, vous avez bien lu : certains étaient donc prêts à faire plus de trois heures d’attente pour moins de cinq minutes d’amusement. Non merci… Le prix des billets n’était, il est vrai, pas plus élevé que ce que nous avons trouvé à Disneyland Tokyo : 60,4 € par personne. Et comptez entre 56 et 110 € en plus, selon la période, si vous souhaitez bénéficier d’un pass plus rapide pour accéder à sept attractions parmi les plus populaires du parc. Et vu que les temps d’attente étaient à peine réduits de moitié, difficile de dire que ce prix vaut la peine.

Tout juste ce pass nous intéressait-il pour le mini-parc Harry Potter, installé dans Universal Studios. Sans ce pass, que nous n’avons finalement pas pris, et pour obtenir un billet pour ce mini-parc Harry Potter dans le parc, il fallait se placer dans une file d’attente, prendre un ticket d’entrée pour une heure précise (s’il en reste) et se présenter à l’entrée du mini-parc à cette heure. Pas question de s’infiltrer dans ce quartier spécial Poudlard comme dans toute autre partie du parc. Mais clairement, ce mini-parc vaut la peine de se décarcasser. Tous les détails sont là, les boutiques sont remplies de produits rappelant les livres ou les films, on se sent dans l’univers de la saga, c’est bluffant. Vous pouvez même goûter la fameuse Butterbeer, que je vous conseille plutôt chaude que froide. Malheureusement, l’attente atteignait plus de deux heures pour rentrer dans le château de Poudlard lui-même, et nous avons donc évité cette autre incursion dans l’univers de Harry Potter, mais ce sera pour une prochaine fois…

Pour le reste, le parc nous a quelque peu déçus. Vu les nombreux temps d’attente à chaque attraction, nous avons rapidement été échaudés par l’idée de passer une après-midi dans une file… Contrairement à Disney, où nous avions pu faire une dizaine d’attractions durant chacune des deux journées à Tokyo, notre visite au Universal Studios s’est résumée à Harry Potter et un bon burger dégusté dans un restaurant à l’américaine, typique des années ’50. Et une parade sympathique mais trèèèèès longue autour des personnages de la société de production.

Ainsi se termine notre visite d’Osaka, intense. Le lendemain, nous sommes repartis un peu plus vers le sud, pour deux journées à Hiroshima. Pour des visites bien plus traditionnelles et émouvantes.

À vendredi pour la suite de nos aventures à Hiroshima !

> À suivre : les endroits à ne pas manquer à Hiroshima et Miyajima <

Découvrir le Japon en 10 étapes – #5 : les endroits à ne pas manquer à Kyoto et Nara

Après trois journées sur Tokyo, prenons le Shinkansen en direction de Kyoto, l’ancienne capitale du Japon. La ville est considérée comme la cité historique et culturelle du pays, avec des temples et autres monuments historiques à tous les coins de rue. Durant plus d’un siècle et jusque 1868, Kyoto était la capitale de l’empire japonais et cela se ressent tout autour de la cité, coincée entre les montagnes de Kansai.

Disons-le de suite : Kyoto vaut avant tout pour ces bâtiments historiques. La cité n’est pas forcément reconnue pour son activité nocturne ou ses divertissements. Certes, il y a bien le quartier traditionnel de Gion qui vous fera rêver avec ses geishas discrètes et ses superbes maisons de bois au bord de la rivière. Ou encore, à côté, le quartier de Kawaramachi qui déborde de grands magasins et dévoile un superbe opéra/théâtre japonais. Car au-delà de ce quartier plus commercial et plus coloré, les autres quartiers de Kyoto se veulent bien plus calmes et semblent s’endormir paisiblement quand le soleil se couche, au même instant où les visites des bâtiments historiques se clôturent…

Pour cette première visite de Kyoto, il nous était impossible de ne pas passer devant l’incroyable bâtisse dorée de Kinkaku-ji, mieux connu chez nous sous le nom de Golden Pavilion. Un temple bouddhiste doré impressionnant, qui ne date pourtant que du début des années ’50. Ce temple était en effet une ancienne villa aux couleurs dorées qui subissait toutefois une certaine détérioration au fil des années. Après un incendie qui a détruit la villa, les autorités de Kyoto ont repris en mains le site et ont construit un temple flamboyant, qui brille de mille feux au moindre passage du soleil sur sa devanture. Les touristes sont toutefois nombreux pour se presser devant cet établissement et je vous conseille donc de plutôt profiter des jardins aux alentours, sur lesquels vous aurez plusieurs beaux panoramas pour prendre en photo ce Golden Pavilion. Nous sommes même tombés sur des élèves au sommet de la colline surplombant le Kinkaku-ji, qui tentaient de s’initier à l’anglais dans le cadre d’un cours. Mignon !

Après un petit tour en bus (le métro dessert peu de places de Kyoto), nous filons ensuite de l’autre côté de la ville pour découvrir le Silver Pavilion, le Ginkaku-ji. Un temple moins doré, certes, et qui vaut surtout pour son superbe jardin zen. Les petits chemins menant sur les collines autour de ce temple bouddhiste offrent de superbes vues sur Kyoto. Je vous le conseille quand le soleil commence à se coucher, cela donnera une superbe lumière sur la ville. Ce sont aussi dans les environs du Silver Pavilion que nous avons découvert un petit en-cas typiquement japonais, fait de boules de riz entourées de pâte à sucre. Surprenant au goût mais qui permet de caler pour le 4h.

Le lendemain, non loin de l’hôtel, nous avons découvert le château Nijo-jo, un superbe bâtiment construit au XVIIe siècle, pour marquer le prestige des Shogun Tokugawa, qui ont dirigé le Japon durant près de 260 ans. La bâtisse se veut déjà impressionnante de l’extérieur, elle l’est encore plus à l’intérieur. Malheureusement, les photos étaient interdites et nous ne pouvons donc vous proposer que des photos du parc à l’extérieur du château. C’est un musée à absolument faire pour comprendre les traditions japonaises et la vie des nobles japonais durant les trois derniers siècles.

Il est ensuite temps de prendre le train pour se rendre dans la banlieue proche de Kyoto, à Inari. Dans ce petit coin de verdure, se dévoile une montagne aux portes oranges. Le Fushimi Inari Taisha est tout simplement le plus grand sanctuaire shinto de Kyoto, datant du VIIIe siècle ! Outre les imposants temples présents au pied de la montagne, ce sanctuaire est surtout intéressant pour ses portes oranges, ces fameux tori qui permettent aux personnes qui le souhaitent de rendre hommage ou de délivrer un message de paix sur ces portes en bois. Vous pouvez en effet acheter un tori pour la modique somme de 1450 € et en devenir propriétaire.

Car les tori, ce n’est pas ce qui manque sur cette montagne. Divers chemins mènent ainsi vers le sommet de la colline, soit plus de 4,5 kilomètres de montée sous les tori. Et je ne peux que vous conseiller de prendre une petite après-midi pour grimper cette colline. Les chemins sont nombreux et vous pouvez ainsi vous retrouver sur un cimetière à droite, un étang très calme et reposant à gauche, quelques bicoques au loin… Plus vous montez haut, moins les gens se pressent. Cela donne une promenade zen et en même temps sportive. C’est parfait si vous adorez marcher et découvrir des coins insoupçonnés. Nous avons également acheté quelques souvenirs aux autochtones présents dans la montagne, présentant quelques objets faits mains.

Avant que la journée se termine, nous avons encore pris le bus pour aller de l’autre côté de la ville, aux abords de Sagano. Près d’un long pont en bois que les touristes s’arrachent, vous pourrez découvrir une longue allée commerçante ainsi qu’une grande forêt de bambous, la bambouseraie d’Arashiyama. 500 mètres de bambous haut de plusieurs mètres. On s’attendait malgré tout à une expérience plus intense mais les bambous n’ont pas vraiment de caractère « oppressant » et on s’ennuie vite au fil des allées… Cette visite nous a au moins permis de découvrir dans la gare adjacente une installation artistique, nommée la forêt de kimonos. Bien plus joli que les bambous que nous avons pu voir.

Après une soirée passée dans le quartier de Gion pour déguster dans un restaurant typique (où on ne parle que japonais, ce fut compliqué…) un très bon bol d’udon, nous voici repartis le lendemain vers la cité de Nara, célèbre pour ses daims se baladant en pleine rue au milieu des touristes. Évidemment, c’est mignon, cela donne envie de les caresser et de leur donner à manger mais faites bien attention. S’ils savent que vous êtes craintif ou que vous avez à manger dans votre poche, ils n’hésiteront pas à venir vous titiller. Et un coup de tête de daim, c’est puissant…

Nous avons également profité de cette visite pour découvrir le temple de Todaiji, le plus grand temple bouddhiste que j’ai pu voir durant ce voyage. Il faut dire que la bâtisse a besoin d’espace pour installer en son centre une statue de Bouddha de… 15 mètres de haut ! En sachant que cette statue a fait un voyage de 500 kilomètres avant d’arriver à Nara, on peut se rendre compte du culte voué à cette statue. On se sent bien petit…

Avant de quitter Kyoto, nous avons visité le musée du manga, situé au centre de la ville. Un bel endroit qui permet de mieux comprendre l’histoire de la bande dessinée japonaise et des magazines jeunesse, bien différents de ce que nous avons pu connaître en Europe. La culture des gadgets et des magazines à plus de 200 pages est importante pour eux. On a également découvert une bibliothèque impressionnante de milliers de mangas, que les Japonais peuvent prendre pour lire dans un coin du musée. Malheureusement, nous n’avons trouvé que très peu de livres en anglais ou en français pour en profiter. Mais si vous connaissez le japonais, je ne peux que vous conseiller de vous rendre dans ce musée !

Kyoto nous a donc offert de superbes visites mais la cité reste malgré tout très calme et il faut avant tout profiter de ces visites pour éviter de s’ennuyer. Donc baladez-vous et profitez de cette ville au milieu des forêts pour le calme. Cela vous fera le plus grand bien entre Tokyo et Osaka, notre prochain rendez-vous.

À vendredi pour la suite de nos aventures à Osaka !

> À suivre : les endroits à ne pas manquer à Osaka <

Découvrir le Japon en 10 étapes – #4 : les endroits à ne pas manquer à Tokyo (2)

Nous revoici à Tokyo, pour quatre dernières journées bien remplies dans la capitale japonaise. Après trois premiers jours qui nous ont permis de découvrir la cuisine locale et les coutumes des autochtones, il est désormais temps de profiter de ce que la ville peut offrir de mieux en ce qui concerne les divertissements et autres places « attrape-touristes ».

Tokyo Disney Resort

Avant même notre départ, nous étions d’ailleurs d’accord sur une chose avec Avalon : nous devons absolument tester les parcs d’attractions du Japon. À Tokyo, nous avions en effet l’occasion de découvrir les deux parcs Disneyland de la ville alors qu’Osaka dispose du deuxième plus grand parc Universal Studios du monde, avec un espace inédit consacré à Harry Potter. Étant fans des deux univers, nous ne pouvions passer à côté de ces opportunités. Je reviendrai plus tard sur le cas d’Universal Studios dans l’article consacré à Osaka, partons plutôt en direction de Tokyo et de son Disney Resort.

Les billets pour les deux parcs Disneyland (Disneyland Tokyo et DisneySea Tokyo) ne sont finalement pas beaucoup plus chers que ceux pour les parcs de Paris. Pour un pass de deux parcs/deux journées (note importante : vous ne pouvez alors faire qu’un parc par jour), vous devez débourser près de 220 €, soit près de 110 € par personne. Sachant que nous avions donc deux jours pour profiter de ces parcs, le prix reste donc plus attractif que le billet deux jours de Disneyland Resort Paris, actuellement à 140 € pour un adulte. Et vu ce que nous avons pu découvrir dans les deux parcs de Tokyo, nous pouvons clairement dire que l’expérience est bien plus intense et bien différente à ce que nous avons déjà connu à Paris.

Commençons par DisneySea, qui est donc un parc à part entière, ouvert en 2001 et proposant des attractions sur le thème de la mer et de l’eau. On retrouve ainsi un quartier sur Venise et l’Italie, un volcan dans lequel nous profitons d’attractions sur le thème des romans de Jules Verne, un quartier sur le port de New York, un Discoveryland consacré à l’eau, un port de plaisance à l’image de la côte Est des États-Unis, un espace sud-américain, un quartier sur Aladdin ou encore un palais entier consacré à la Petite Sirène. On retrouve surtout des attractions adaptées aux enfants, avec des balades sur l’eau, un petit train qui fait le tour du flanc est du parc, des attractions pour les tout-petits dans l’aile de la Petite Sirène… L’ambiance est vraiment relaxante et tout le parc semble se réveiller lors des parades, très nombreuses ! Nous en avons compté quatre tout au long de la journée, sur le petit lac au centre du parc. Avec même une parade « romantique » pour lancer la soirée, lorsque la nuit est tombée.

Nous avons surtout été impressionnés par l’attraction « 20.000 Lieues sous les Mers », permettant de diriger un sous-marin à travers les flots, avec une petite lampe qu’on peut diriger pour découvrir tous les détails du décor dans lequel nous sommes transportés durant quelques minutes. Amusant pour tout le monde ! Forte impression également sur les deux montagnes russes proposées dans le quartier sud-américain, avec une première attraction nommée « Raging Spirits » et rappelant « Indiana Jones » à Paris. Et la deuxième… sur Indiana Jones, justement, mais utilisant une toute autre technique : vous êtes coincés dans un 4×4 dans le Temple de Cristal et vous suivez un parcours semé d’embûches, dans l’obscurité. Des effets saisissants ! J’ai également eu un faible pour la forteresse présente au centre du parc, et proposant un petit jeu de bateaux sur l’eau, une « Chambre des Planètes », un laboratoire d’alchimiste et plein d’autres endroits cachés. Il n’y a aucune file d’attente, on ne vous promet pas de sensations fortes mais tous les détails placés dans cette forteresse me rappellent à quel point Disney sait titiller la curiosité de tous, sans utiliser d’artifices par milliers.

Le lendemain, place au Disneyland original, premier parc Disney ouvert hors des États-Unis, inauguré à Tokyo en 1983. Malgré le fait qu’il ait été dévoilé près de dix ans avant celui de Paris, il reste propre et en très bon état malgré les années. L’entrée est bien moins jolie qu’à Paris et le château paraît plus petit (même s’il est aussi haut qu’à Marne-la-Vallée) et plus pâle. Mais les attractions restent de très bonne facture. Je pense notamment au « Star Tours », bien plus excitant que ce qu’on a pu connaître en France. Si nous n’avons pu tester le « Space Mountain » par manque de temps (toujours plus d’une heure d’attente…), nous avons testé le jeu de tir de Buzz L’Éclair ou encore l’attraction inédite de Monstres et Cie, qui reprend le même principe que Buzz L’Éclair, dans un décor rempli de monstres.

Ensuite, tout ce qui évoque l’histoire proche des dessins animés et des films Disney, sans proposer d’attraction à sensation forte reste parfait pour ceux qui ne veulent pas trop craindre leur estomac durant la journée. Les différents bâtiments des zones Fantasyland et Toon Town regorgent une nouvelle fois de détails qui rappelleront à chacun les dessins animés de leur enfance. L’attraction traditionnelle « It’s A Small World » est réussie, tout comme les maisonnettes de Minnie ou de Tic & Tac. C’est mignon, et à Disney, on ne demande que cela. Ensuite, pour ceux qui veulent un peu plus de sensation, n’hésitez pas à aller voir l’attraction « Pirates des Caraïbes », qui reprend les mêmes codes et certaines scènes de l’attraction de Paris, mais avec en prime Jack Sparrow qui fait de nombreuses apparitions. Profitez également d’une croisière chahutée sur la « Jungle Cruise », au milieu des animaux sauvages. Malheureusement, la montagne russe « Big Thunder Mountain » était en réparation et nous n’avons pu la tester non plus.

Bref, ces deux jours au pays de Mickey et de ses amis ont été un émerveillement pour nous deux, qui avons déjà été à quelques reprises à Paris. Les parcs de Tokyo ont une toute autre saveur et on sent les Japonais encore plus prêts à se mettre dans l’ambiance de Disney pour profiter un maximum de ces attractions. Il y a d’ailleurs une bien meilleure ambiance à Tokyo avec des personnages qui sont plus présents et des performances musicales sans s’y attendre, au coin de la rue. Sans compter les différentes parades (il y en avait également quatre tout au long de la journée à Disneyland). Et puis, je ne vous ai pas parlé du pop-corn… Les Japonais raffolent du pop-corn de Disneyland et peuvent en déguster de différents goûts entre les deux parcs : chocolat au lait, chocolat blanc, cappuccino, miel, sauce soja et beurre, poivre noir, sel, caramel et curry. Vous pouvez même acheter un « seau à popcorn » représentant les personnages de Disney et le remplir à chaque fois que vous croisez un nouveau stand. Je ne pense pas avoir déjà mangé autant de pop-corns en 48 heures…

De Shibuya à Ginza

Revenons à la réalité : après ces deux journées dans un tout autre univers, nous avons donc poursuivi notre visite de Tokyo. Il était temps pour nous de passer à Shibuya, ce quartier qui semble être le centre intriguant de tous les documentaires que j’ai pu voir sur le Japon et Tokyo. Tout le monde a déjà vu cette image de centaines de personnes traversant un carrefour géant au milieu de la capitale. Voici Shibuya, donc. Et finalement, on était loin du compte. Il faut dire que nous y sommes allés en fin de matinée, il y avait donc bien moins de personnes dans les rues. Mais j’ai pu au moins découvrir le temple de la mode que sont les différents magasins autour de ce fameux carrefour. On ne pouvait y prendre des photos mais j’ai pu découvrir que les Japonaises peuvent avoir énormément de styles différents, allant du streetwear au cosplay d’héroïne de manga en mini-jupe et cuissardes. C’est… surprenant. Et heureusement, il n’y avait pas trop de monde pour ne pas être rapidement étouffé par la masse. Nous avons donc ensuite poursuivi notre route en passant devant la statut d’Hachiko, ce chien qui a attendu pendant dix ans son maître devant la gare de Shibuya. Sauf que l’homme en question était décédé et n’est jamais revenu… Au grand dam d’Hachiko qui a attendu désespérément. Depuis, une statue honore sa mémoire devant la gare d’une des places les plus fréquentées de Tokyo.

Direction Harajuku, ensuite, et la fameuse rue Takeshita, temple des cosplays et des magasins d’articles à quelques yens. Vous y trouverez moults vêtements et autres gadgets inutiles mais rigolos. Surtout intriguant, en tant que touriste, quand on découvre les personnes qui se baladent dans le quartier en tenue de cosplay. Après un repas rapide dans un des nombreux restaurants de ramen/udon que vous trouverez à chaque coin de rue de la capitale, il était temps de filer vers le quartier d’Akihabara. Le lieu parfait pour les amoureux du jeu vidéo, me disait-on. Certes, l’incroyable magasin Super Potato, proposant des centaines de jeux rétro et des dizaines de console des années ’80 aux années 2000, est impressionnant mais aux alentours, à part quelques salles d’arcade, les magasins se contentaient de proposer des jeux vidéo et autres produits électroniques contemporains alors que d’autres stores étaient plutôt réservés aux adultes, avec films interdits aux moins de 18 ans et autres produits destinés au sexe en solo. Mention spéciale à ce magasin qui interdisait aux femmes de monter aux deux derniers étages de son bâtiment… Je ne veux même pas savoir ce qui se tramait là-haut.

En soirée, nous sommes retournés du côté de Roppongi pour faire quelques achats dans un magasin nommé « Don Quijote » (que les Japonais raccourcissent en Donki), un supermarché géant proposant de tout et n’importe quoi à des prix tout simplement fous. Nous nous en sommes tirés pour près de 300 € de produits de beauté, nourriture et autres gadgets, pour nous et nos proches. Autant dire qu’on peut faire de très bonnes affaires dans ce type de magasin !

Le lendemain, notre famille japonaise nous a offert une superbe surprise en nous emmenant dans un restaurant très chic au pied de la Tokyo Tower. Nous avons ainsi pu déguster un superbe repas majoritairement composé de tofu. Et non, cela ne se cuit pas qu’à la vapeur, il y a diverses manières de cuisiner cet aliment qu’on connaît bien moins en Europe. En soupe, frit, cuit… Un régal ! Le temps de digérer, nous nous sommes ensuite rendus à Asakusa, devant le célèbre temple Senso-ji, impressionnant par sa taille. Il y avait toutefois énormément de monde (nous étions samedi après-midi), et les étales aux abords du temple ne donnaient pas forcément envie de s’y arrêter. Il s’agissait plutôt d’un passage obligé vu l’architecture impressionnante du temple. Et au détour d’une promenade, ce fut l’occasion de découvrir le plus vieux parc d’attractions du Japon, inauguré en 1853 et toujours en service !

Après quelques achats du côté de Ginza (les Champs-Elysées de Tokyo), il était temps de dévorer un dernier repas en compagnie de notre famille japonaise, un sympathique barbecue coréen qui nous a proposés diverses manières de préparer la viande sur des grills placés à nos tables. C’était avant tout convivial ! Nous avons même pris le temps, après ce repas, de découvrir un autre hobby traditionnel pour les Japonais : le karaoké ! Et je dois avouer que j’y ai vite pris goût. Car les salles de karaoké sont toutes fermées : vous pouvez donc rester entre amis ou collègues pour chanter quelques chansons avec une (ou plusieurs) bière(s) ou un saké. La nuit a été longue, avec même une chanson française trouvée dans le catalogue ! Je vous le donne en mille : « Aux Champs-Elysées », mais chanté non par Joe Dassin mais par Zaz ! On a quand même dû expliquer aux Japonais ce que représentait Zaz pour nous…

Nous n’avons donc pas eu le temps de visiter tout ce que Tokyo a à offrir mais ces quelques visites nous ont déjà permis de découvrir une ville très active mais offrant quelques coins de quiétude. Tokyo est donc loin d’être oppressante, il faut surtout choisir les bons endroits aux bons moments (éviter Shibuya ou Asakusa un samedi après-midi, par exemple). Nous n’avons ainsi eu droit qu’à deux trajets de métro particulièrement difficiles à subir  (trop de monde dans les wagons) en près de sept jours de voyage. Quasiment rien, donc.

Si vous avez d’autres conseils d’endroits à absolument visiter à Tokyo, n’hésitez pas à nous l’indiquer en commentaire, cela nous intéresse fortement pour un prochain voyage !

À mercredi pour la cinquième partie de notre compte-rendu, qui nous emmènera cette fois à Kyoto !

> À suivre : les endroits à ne pas manquer à Kyoto <

Découvrir le Japon en 10 étapes – #3 : les endroits à ne pas manquer à Tokyo (1)

Le Japon, nous voilà ! Nous avons parlé des transports au Japon et des logements afin de se reposer entre deux Shinkansen. Il est désormais temps d’évoquer le gros du voyage : nos découvertes de Tokyo à Tokyo durant ces deux semaines folles aux quatre coins du pays du Soleil Levant.

Débutons par la capitale, Tokyo, que nous avons pu découvrir durant nos trois premières et nos quatre dernières journées au Japon. Nous avons ainsi eu l’occasion de loger tout près de la célèbre Tokyo Tower, cette tour de fer de 332,6 mètres qui ressemble à une Tour Eiffel moderne, rouge et blanche. Cet édifice est d’ailleurs bien plus récent que celui de Paris : la construction s’est achevée en 1958, représentant le renouveau du Japon après les dramatiques pertes de la Seconde Guerre Mondiale. Et la tour se veut avant tout impressionnante par le contexte dans lequel elle a été conçue. Le Japon est en effet connu pour son activité sismique pour le moins intense, et la région de Tokyo connaît de nombreux tremblements de terre. Sans oublier le fait que le souffle d’Éole est particulièrement fort dans la baie de la capitale, en raison de la proximité avec l’océan Pacifique. Finalement, la tour a été érigée en près d’un an et propose une vue imprenable sur toute la capitale. Quand le ciel est clair et sans nuage, on peut même apercevoir au loin le Mont Fuji !

Malheureusement, nous y sommes allés de nuit (les journées sont courtes en hiver) et nous avons surtout profité de la superbe vue illuminée de la ville. Il est même possible de voir ce qui se passe en-dessous de nos pieds grâce à des fenêtres situées au sol à plusieurs endroits du premier observatoire de la tour. Une expérience impressionnante… Nous avons même pu découvrir un petit temple shinto, qui est le plus haut de Tokyo, situé à plus de 150 mètres de hauteur. Il permet d’obtenir des faveurs en amour ou en chance. Par contre, pas question d’aller monter tout cela à pied, nous avons préféré l’ascenseur…  Et la tour regorge de surprises : on a pu découvrir que la tour propose un énorme magasin de souvenirs au rez-de-chaussée ainsi qu’une sorte de mini-parc d’attractions dédié au manga One Piece (hyper populaire au Japon et en France) au premier étage. Rien que cela.

Pour notre première journée dans la capitale, le père de l’étudiante japonaise que mes beaux-parents avaient accueillis en 2008 nous a gracieusement offert de l’accompagner pour une visite de quelques coins typiques de la capitale. Pas question de visiter les endroits les plus engorgés de la ville, mais plutôt de profiter de coins plus discrets et tout aussi sublimes. C’est ainsi que nous avons découvert, au milieu des buildings du quartier de Chiyoda, le sanctuaire Hie-jinka. Un superbe temple shinto situé au sommet d’une colline et qu’on ne devinerait même pas en grimpant les escalators menant à ce sanctuaire. Au milieu des cerisiers qui tremblent encore des premiers frimas de l’hiver, on découvre un bâtiment imposant rouge et vert, entre des statues de pierre de singes. Quand on découvre un tel temple pour débuter notre voyage, on est tout simplement estomaqué. Le calme, le caractère solennel de ce sanctuaire, la grandeur de l’infrastructure… Et ces personnes qui viennent se recueillir ou qui viennent avec leurs enfants pour une cérémonie particulière. On a ainsi pu voir des petites filles de 3 et 7 ans en habit traditionnel, avant une cérémonie particulière leur étant destinée. Émouvant.

C’est également à cet endroit que nous avons pu découvrir comment les Japonais adeptes du shintoïsme rendent hommage et prient dans ces temples particuliers. Nous avons également eu droit à un cours sur les gri-gris et autres porte-bonheurs que les Japonais achètent dans ce type de sanctuaires. Notamment des petits singes de couleur que nous pouvions acheter pour quelques yens. Chaque couleur de ces singes a en fait une signification et permet par exemple d’apporter la chance, de protéger d’un accident de la route, d’aider en amour, d’avoir un mariage heureux, d’avoir un bébé dans l’année…

Direction Ginza, ensuite, où nous avons déguster des tempuras, ces fameuses fritures japonaises de légumes, de poissons ou de fruits de mer. Dans le restaurant Ginza Tenkuni, qui réalise ces spécialités depuis 1885, difficile de ne pas succomber. Certes, le prix est élevé par rapport à la moyenne dans la capitale, mais les tempuras sont parfaitement croquants et ne tombent pas en morceaux dans votre bouillon. Vous pouvez en plus disposer d’un menu en anglais, et les serveurs n’ont aucun problème à vous comprendre.

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Après une surprise de la part de la famille japonaise (je vous en reparlerai…), nous avons été poussés vers un célèbre onsen de Tokyo. Un onsen ? Il s’agit en fait de bains publics réalisés autour de sources thermales naturelles, que les Japonais adorent. Ava et moi avons donc été emmenés au Tokyo Odaiba Oedo Onsen Monogatari, un énorme complexe dans lequel vous trouverez même… un espace pour les chiens ! On verra ça une autre fois… En attendant, nous avons plutôt découvert les habitudes japonaises. Car au pays du Soleil Levant, il faut être nu dans ces onsen, avec toutefois une séparation entre les sexes. Et avant de profiter des bains chauds ou du sauna, il faut se laver le corps tout entier dans des espaces prévus à cet effet, avec douche, miroir et tabouret. Et si vous commencez à transpirer dans les bains chauds, il est temps pour vous de sortir. Bref, c’est étonnant et surtout, comme vous êtes étranger, les regards se posent souvent sur vous. Un peu perturbant.

En-dehors de ces bains, vous pouvez vous balader également dans une zone mixte et « habillée » (juste vos sous-vêtements et un peignoir), dans laquelle vous pouvez manger grâce à des restaurants, jouer à des jeux vidéo ou d’agilité ou encore déguster une boisson, en attendant de profiter des sources thermales. Un village dans les bains publics, tout simplement.

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Après un passage devant le Rainbow Bridge, appelé comme cela à cause des couleurs affichées sur ses murs la nuit tombée, nous sommes passés rapidement devant l’incroyable statue de Gundam, cet incroyable mécha (un robot géant) de 18 mètres de haut qui s’anime durant quelques minutes quand la nuit tombe. Malheureusement, la statue est déplacée dès le printemps prochain de sa place actuelle à Odaiba vers une destination toujours inconnue. Dommage pour les amateurs du genre… Pour les autres, je vous conseille d’aller découvrir le centre commercial tout proche, à Odaiba, dans lequel vous pourrez découvrir des magasins sur Hello Kitty et d’autres personnages animés tout mignons qui font la saveur du Japon.

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Pour conclure une nouvelle journée riche en émotions, la famille japonaise nous a emmenés dans un restaurant typique de poissons et de fruits de mer et nous avons été servis en curiosités culinaires. Du cerveau de crabe chauffé et servi dans un crabe entier, des huîtres chaudes,  un pot-au-feu japonais avec coquillages et autres poissons pêchés le matin-même… Bref, moi qui ne raffole pas forcément de ce type de cuisine, j’ai été servi. Je ne pense pas que je regoûterai de sitôt de tels plats mais il fallait tenter l’expérience. Pour la découverte. Et puis, si nous n’étions pas vraiment rassasiés, nous pouvions toujours aller dans un des (très) nombreux magasins de proximité ouverts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ces magasins (7 Eleven, Lawson, FamilyMart, Sunkus…), qu’on peut trouver quasiment tous les 100 mètres dans les grandes villes du Japon et qu’on appelle « Combini« , propose tout ce qu’il faut pour se faire rapidement à manger. On trouve même… des verres de vin à l’unité, ou encore du saké par centaines. Profitez et buvez en tous, car ces sakés sont bien moins rudes que ce qu’on peut goûter en Europe. Ces « combini » ne sont toutefois pas des épiceries du coin. Ce sont juste des mini-supermarchés, dans lesquels vous pouvez même faire réchauffer vos plats, pour ne pas perdre une minute avant le travail par exemple.

Le lendemain, grâce au superbe guide illustré que la famille japonaise nous a offerts, présentant les meilleurs endroits de Tokyo dans un style typiquement japonais, nous avons découvert le centre de la capitale avec les environs du Palais impérial. Une balade sympathique au soleil, mais aussi très longue. Il faut prendre son temps pour parcourir l’ensemble des jardins et les contours du palais. Nous nous sommes plutôt dirigés vers la gare de Tokyo pour y découvrir la superbe architecture de la station, et profiter des quelques magasins à l’intérieur. Notamment le Pokémon Store ! Un endroit fou pour les fans, avec tout ce qui se fait de mieux concernant en produits dérivés sur les fameux personnages de Game Freak et Nintendo. Des peluches, des cartouches, des tasses, des coussins,… Tout, je vous dis ! Nous avons également découvert un magasin Pocky, permettant de goûter des chips au goût surprenant (chocolat, chantilly…) ou des biscuits aux patates douces, au chocolat, à la fraise, au matcha… Le choix est impressionnant.

Mais après ces trois journées, il était déjà temps de partir vers Kyoto pour la suite de notre voyage. Avant d’arriver à la capitale culturelle du Japon, nous allons encore faire un petit tour à Tokyo, car il y a de nombreuuuuuses choses à voir.

À lundi pour de nouvelles aventures à Tokyo !

> À suivre : les endroits à ne pas manquer à Tokyo (2) <

Binding of Isaac Afterbirth + #5 – Challenge Ultra Hard (1)

À la découverte de l’extension Afterbirth † du jeu vidéo The Binding of Isaac, sortie le 4 janvier 2017.

Dans cette cinquième partie, lançons-nous dans le challenge « Ultra Hard », qui s’annonce ultra-difficile, avec des ultra-défis, et des ultra-boss.

Suivez les directs sur Twitch : https://www.twitch.tv/nayverlight