Découvrir le Japon en 10 étapes – #4 : les endroits à ne pas manquer à Tokyo (2)

Nous revoici à Tokyo, pour quatre dernières journées bien remplies dans la capitale japonaise. Après trois premiers jours qui nous ont permis de découvrir la cuisine locale et les coutumes des autochtones, il est désormais temps de profiter de ce que la ville peut offrir de mieux en ce qui concerne les divertissements et autres places « attrape-touristes ».

Tokyo Disney Resort

Avant même notre départ, nous étions d’ailleurs d’accord sur une chose avec Avalon : nous devons absolument tester les parcs d’attractions du Japon. À Tokyo, nous avions en effet l’occasion de découvrir les deux parcs Disneyland de la ville alors qu’Osaka dispose du deuxième plus grand parc Universal Studios du monde, avec un espace inédit consacré à Harry Potter. Étant fans des deux univers, nous ne pouvions passer à côté de ces opportunités. Je reviendrai plus tard sur le cas d’Universal Studios dans l’article consacré à Osaka, partons plutôt en direction de Tokyo et de son Disney Resort.

Les billets pour les deux parcs Disneyland (Disneyland Tokyo et DisneySea Tokyo) ne sont finalement pas beaucoup plus chers que ceux pour les parcs de Paris. Pour un pass de deux parcs/deux journées (note importante : vous ne pouvez alors faire qu’un parc par jour), vous devez débourser près de 220 €, soit près de 110 € par personne. Sachant que nous avions donc deux jours pour profiter de ces parcs, le prix reste donc plus attractif que le billet deux jours de Disneyland Resort Paris, actuellement à 140 € pour un adulte. Et vu ce que nous avons pu découvrir dans les deux parcs de Tokyo, nous pouvons clairement dire que l’expérience est bien plus intense et bien différente à ce que nous avons déjà connu à Paris.

Commençons par DisneySea, qui est donc un parc à part entière, ouvert en 2001 et proposant des attractions sur le thème de la mer et de l’eau. On retrouve ainsi un quartier sur Venise et l’Italie, un volcan dans lequel nous profitons d’attractions sur le thème des romans de Jules Verne, un quartier sur le port de New York, un Discoveryland consacré à l’eau, un port de plaisance à l’image de la côte Est des États-Unis, un espace sud-américain, un quartier sur Aladdin ou encore un palais entier consacré à la Petite Sirène. On retrouve surtout des attractions adaptées aux enfants, avec des balades sur l’eau, un petit train qui fait le tour du flanc est du parc, des attractions pour les tout-petits dans l’aile de la Petite Sirène… L’ambiance est vraiment relaxante et tout le parc semble se réveiller lors des parades, très nombreuses ! Nous en avons compté quatre tout au long de la journée, sur le petit lac au centre du parc. Avec même une parade « romantique » pour lancer la soirée, lorsque la nuit est tombée.

Nous avons surtout été impressionnés par l’attraction « 20.000 Lieues sous les Mers », permettant de diriger un sous-marin à travers les flots, avec une petite lampe qu’on peut diriger pour découvrir tous les détails du décor dans lequel nous sommes transportés durant quelques minutes. Amusant pour tout le monde ! Forte impression également sur les deux montagnes russes proposées dans le quartier sud-américain, avec une première attraction nommée « Raging Spirits » et rappelant « Indiana Jones » à Paris. Et la deuxième… sur Indiana Jones, justement, mais utilisant une toute autre technique : vous êtes coincés dans un 4×4 dans le Temple de Cristal et vous suivez un parcours semé d’embûches, dans l’obscurité. Des effets saisissants ! J’ai également eu un faible pour la forteresse présente au centre du parc, et proposant un petit jeu de bateaux sur l’eau, une « Chambre des Planètes », un laboratoire d’alchimiste et plein d’autres endroits cachés. Il n’y a aucune file d’attente, on ne vous promet pas de sensations fortes mais tous les détails placés dans cette forteresse me rappellent à quel point Disney sait titiller la curiosité de tous, sans utiliser d’artifices par milliers.

Le lendemain, place au Disneyland original, premier parc Disney ouvert hors des États-Unis, inauguré à Tokyo en 1983. Malgré le fait qu’il ait été dévoilé près de dix ans avant celui de Paris, il reste propre et en très bon état malgré les années. L’entrée est bien moins jolie qu’à Paris et le château paraît plus petit (même s’il est aussi haut qu’à Marne-la-Vallée) et plus pâle. Mais les attractions restent de très bonne facture. Je pense notamment au « Star Tours », bien plus excitant que ce qu’on a pu connaître en France. Si nous n’avons pu tester le « Space Mountain » par manque de temps (toujours plus d’une heure d’attente…), nous avons testé le jeu de tir de Buzz L’Éclair ou encore l’attraction inédite de Monstres et Cie, qui reprend le même principe que Buzz L’Éclair, dans un décor rempli de monstres.

Ensuite, tout ce qui évoque l’histoire proche des dessins animés et des films Disney, sans proposer d’attraction à sensation forte reste parfait pour ceux qui ne veulent pas trop craindre leur estomac durant la journée. Les différents bâtiments des zones Fantasyland et Toon Town regorgent une nouvelle fois de détails qui rappelleront à chacun les dessins animés de leur enfance. L’attraction traditionnelle « It’s A Small World » est réussie, tout comme les maisonnettes de Minnie ou de Tic & Tac. C’est mignon, et à Disney, on ne demande que cela. Ensuite, pour ceux qui veulent un peu plus de sensation, n’hésitez pas à aller voir l’attraction « Pirates des Caraïbes », qui reprend les mêmes codes et certaines scènes de l’attraction de Paris, mais avec en prime Jack Sparrow qui fait de nombreuses apparitions. Profitez également d’une croisière chahutée sur la « Jungle Cruise », au milieu des animaux sauvages. Malheureusement, la montagne russe « Big Thunder Mountain » était en réparation et nous n’avons pu la tester non plus.

Bref, ces deux jours au pays de Mickey et de ses amis ont été un émerveillement pour nous deux, qui avons déjà été à quelques reprises à Paris. Les parcs de Tokyo ont une toute autre saveur et on sent les Japonais encore plus prêts à se mettre dans l’ambiance de Disney pour profiter un maximum de ces attractions. Il y a d’ailleurs une bien meilleure ambiance à Tokyo avec des personnages qui sont plus présents et des performances musicales sans s’y attendre, au coin de la rue. Sans compter les différentes parades (il y en avait également quatre tout au long de la journée à Disneyland). Et puis, je ne vous ai pas parlé du pop-corn… Les Japonais raffolent du pop-corn de Disneyland et peuvent en déguster de différents goûts entre les deux parcs : chocolat au lait, chocolat blanc, cappuccino, miel, sauce soja et beurre, poivre noir, sel, caramel et curry. Vous pouvez même acheter un « seau à popcorn » représentant les personnages de Disney et le remplir à chaque fois que vous croisez un nouveau stand. Je ne pense pas avoir déjà mangé autant de pop-corns en 48 heures…

De Shibuya à Ginza

Revenons à la réalité : après ces deux journées dans un tout autre univers, nous avons donc poursuivi notre visite de Tokyo. Il était temps pour nous de passer à Shibuya, ce quartier qui semble être le centre intriguant de tous les documentaires que j’ai pu voir sur le Japon et Tokyo. Tout le monde a déjà vu cette image de centaines de personnes traversant un carrefour géant au milieu de la capitale. Voici Shibuya, donc. Et finalement, on était loin du compte. Il faut dire que nous y sommes allés en fin de matinée, il y avait donc bien moins de personnes dans les rues. Mais j’ai pu au moins découvrir le temple de la mode que sont les différents magasins autour de ce fameux carrefour. On ne pouvait y prendre des photos mais j’ai pu découvrir que les Japonaises peuvent avoir énormément de styles différents, allant du streetwear au cosplay d’héroïne de manga en mini-jupe et cuissardes. C’est… surprenant. Et heureusement, il n’y avait pas trop de monde pour ne pas être rapidement étouffé par la masse. Nous avons donc ensuite poursuivi notre route en passant devant la statut d’Hachiko, ce chien qui a attendu pendant dix ans son maître devant la gare de Shibuya. Sauf que l’homme en question était décédé et n’est jamais revenu… Au grand dam d’Hachiko qui a attendu désespérément. Depuis, une statue honore sa mémoire devant la gare d’une des places les plus fréquentées de Tokyo.

Direction Harajuku, ensuite, et la fameuse rue Takeshita, temple des cosplays et des magasins d’articles à quelques yens. Vous y trouverez moults vêtements et autres gadgets inutiles mais rigolos. Surtout intriguant, en tant que touriste, quand on découvre les personnes qui se baladent dans le quartier en tenue de cosplay. Après un repas rapide dans un des nombreux restaurants de ramen/udon que vous trouverez à chaque coin de rue de la capitale, il était temps de filer vers le quartier d’Akihabara. Le lieu parfait pour les amoureux du jeu vidéo, me disait-on. Certes, l’incroyable magasin Super Potato, proposant des centaines de jeux rétro et des dizaines de console des années ’80 aux années 2000, est impressionnant mais aux alentours, à part quelques salles d’arcade, les magasins se contentaient de proposer des jeux vidéo et autres produits électroniques contemporains alors que d’autres stores étaient plutôt réservés aux adultes, avec films interdits aux moins de 18 ans et autres produits destinés au sexe en solo. Mention spéciale à ce magasin qui interdisait aux femmes de monter aux deux derniers étages de son bâtiment… Je ne veux même pas savoir ce qui se tramait là-haut.

En soirée, nous sommes retournés du côté de Roppongi pour faire quelques achats dans un magasin nommé « Don Quijote » (que les Japonais raccourcissent en Donki), un supermarché géant proposant de tout et n’importe quoi à des prix tout simplement fous. Nous nous en sommes tirés pour près de 300 € de produits de beauté, nourriture et autres gadgets, pour nous et nos proches. Autant dire qu’on peut faire de très bonnes affaires dans ce type de magasin !

Le lendemain, notre famille japonaise nous a offert une superbe surprise en nous emmenant dans un restaurant très chic au pied de la Tokyo Tower. Nous avons ainsi pu déguster un superbe repas majoritairement composé de tofu. Et non, cela ne se cuit pas qu’à la vapeur, il y a diverses manières de cuisiner cet aliment qu’on connaît bien moins en Europe. En soupe, frit, cuit… Un régal ! Le temps de digérer, nous nous sommes ensuite rendus à Asakusa, devant le célèbre temple Senso-ji, impressionnant par sa taille. Il y avait toutefois énormément de monde (nous étions samedi après-midi), et les étales aux abords du temple ne donnaient pas forcément envie de s’y arrêter. Il s’agissait plutôt d’un passage obligé vu l’architecture impressionnante du temple. Et au détour d’une promenade, ce fut l’occasion de découvrir le plus vieux parc d’attractions du Japon, inauguré en 1853 et toujours en service !

Après quelques achats du côté de Ginza (les Champs-Elysées de Tokyo), il était temps de dévorer un dernier repas en compagnie de notre famille japonaise, un sympathique barbecue coréen qui nous a proposés diverses manières de préparer la viande sur des grills placés à nos tables. C’était avant tout convivial ! Nous avons même pris le temps, après ce repas, de découvrir un autre hobby traditionnel pour les Japonais : le karaoké ! Et je dois avouer que j’y ai vite pris goût. Car les salles de karaoké sont toutes fermées : vous pouvez donc rester entre amis ou collègues pour chanter quelques chansons avec une (ou plusieurs) bière(s) ou un saké. La nuit a été longue, avec même une chanson française trouvée dans le catalogue ! Je vous le donne en mille : « Aux Champs-Elysées », mais chanté non par Joe Dassin mais par Zaz ! On a quand même dû expliquer aux Japonais ce que représentait Zaz pour nous…

Nous n’avons donc pas eu le temps de visiter tout ce que Tokyo a à offrir mais ces quelques visites nous ont déjà permis de découvrir une ville très active mais offrant quelques coins de quiétude. Tokyo est donc loin d’être oppressante, il faut surtout choisir les bons endroits aux bons moments (éviter Shibuya ou Asakusa un samedi après-midi, par exemple). Nous n’avons ainsi eu droit qu’à deux trajets de métro particulièrement difficiles à subir  (trop de monde dans les wagons) en près de sept jours de voyage. Quasiment rien, donc.

Si vous avez d’autres conseils d’endroits à absolument visiter à Tokyo, n’hésitez pas à nous l’indiquer en commentaire, cela nous intéresse fortement pour un prochain voyage !

À mercredi pour la cinquième partie de notre compte-rendu, qui nous emmènera cette fois à Kyoto !

> À suivre : les endroits à ne pas manquer à Kyoto <

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2 réflexions sur “Découvrir le Japon en 10 étapes – #4 : les endroits à ne pas manquer à Tokyo (2)

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