Découvrir le Japon en 10 étapes – #6 : les endroits à ne pas manquer à Osaka

Ce voyage au Japon semble prendre un second souffle avec notre départ de Kyoto pour Osaka. De l’ancienne capitale historique de l’Empire nippon, nous découvrons une ville bien différente, bien plus animée et pourtant bien plus contrastée de l’avis même des Japonais, moins emballés par l’idée de visiter Osaka. Il s’agissait pourtant, à mes yeux, de la ville la plus « intense » que nous avons visité durant ces quinze jours dans le sud du pays.

Arrivés en début d’après-midi dans la cité de la « Grande Pente », notre première visite a été celle… des centres commerciaux aux abords de la gare. Coincés avec nos valises, il s’agissait de l’une des visites les plus simples à faire dans le quartier, plutôt excentré. C’est ainsi que j’ai pu découvrir le deuxième Pokemon Store de notre voyage, bien plus fourni que ce que nous avions pu voir à la gare de Tokyo. Des bornes d’arcade pour jouer aux dernières sorties de Game Freak (Pokken Tournament ou Pokemon Duel par exemple), des produits dérivés par dizaines, tous les jeux vidéo autour de la série… Le fan de petit monstre de poche que je suis était émerveillé devant cette boutique.

Après la découverte de notre AirBNB, de l’autre côté de la ville, Avalon m’a offert un superbe cadeau d’anniversaire pour fêter cette nouvelle année au Japon. Pour notre premier restaurant à Osaka, elle m’a emmené dans un établissement discret destiné à la viande. Des pièces de bœuf exceptionnelles, des sushis au bœuf, des morceaux crus à déguster après un court passage sur la plaque chauffante placée sur notre table : un paradis pour les carnassiers. Du Kyukyoku, du Maboroshi, des pièces de boeuf de Wagyu… C’était splendide mais très cher, il est vrai. À réserver à un public averti et à ne faire qu’une fois, pour profiter de l’instant. Seul bémol : la demande du restaurant de manger « vite » pour laisser place à d’autres clients futurs. Mais nous n’avons pas été jetés à la porte, heureusement.

Après ce bel instant d’osmose culinaire, direction le centre d’Osaka et plus particulièrement le quartier de Dotonbori, très bruyant et illuminé. On est bien loin du calme de Kyoto. Les maisons de jeux et autres établissements de pachinko sont nombreux, tout comme les karaokés et restaurants attrape-touristes. Vous serez souvent alpagués par des cris venant des quatre coins de la rue pour aller dans tel ou tel établissement. Rien d’oppressant, toutefois. Nous sommes entrés dans l’une de ces salles d’arcade dont les Japonais raffolent toujours. L’occasion de s’essayer à leurs jeux vidéo, sur des tambours, sur la piste de danse ou tout simplement au bout d’un joystick pour un jeu de combat. Et tout ça pour quelques centaines de yens, sans plus. C’est une expérience à tenter, surtout à Osaka où les salles d’arcade sont nombreuses.

Le lendemain, nous retournons dans le centre pour déguster des tempuras dans un restaurant spécialisé dans ces fritures japonaises. L’occasion de tester des patates douces et des légumes surprenants en tempura. Ou encore un œuf poché placé délicatement dans la friture ! Le goût n’y est pas forcément mais il faut apprécier le geste technique.

Dans l’après-midi, direction le château d’Osaka, tout simplement nommé Osaka-jo. Alors que le froid s’empare de la ville, le soleil offre malgré tout une superbe lumière sur cette bâtisse exceptionnelle du XVIe siècle. Le château est superbe et propose un musée particulièrement complet sur les grandes heures d’Osaka et de l’Empire japonais. Le tout est en anglais, et le prix est loin d’être prohibitif, notamment avec la vue que vous pouvez admirer au sommet de cette tour fortifiée. Le parc autour du château se veut d’ailleurs tout aussi reposant, bien loin de toute circulation. Un véritable espace vert au milieu de la cité.

En soirée, en retournant vers la gare d’Osaka pour découvrir le célèbre « Jardin suspendu » de l’Umeda Sky Building, nous sommes tombés à notre grande surprise sur un marché de Noël… allemand ! Des Allemands ont en effet lancé l’organisation d’un marché traditionnel au pied de la célèbre double-tour d’Osaka, avec vin chaud, pâtisseries hivernales et chants traditionnels. Les Japonais se prennent vite au jeu et enchaînent les vins chauds malgré le prix, il est vrai, bien plus haut que ce qu’on connaît en Europe. Mais quel bonheur de déguster un tel breuvage dans un tel climat, autour de gens qui montrent bien qu’ils adorent ce « Noël à l’européenne ». D’ailleurs, tout au long de ces quinze jours, on a pu entendre des chants de Noël à tue-tête dans tous les magasins et parcs d’attraction…

Le lendemain, pour notre troisième journée à Osaka, direction le parc d’attractions de la ville : Universal Studios. Le premier parc Universal inauguré hors des États-Unis, voici quinze ans. Malheur pour nous : nous y sommes allés un dimanche. Du coup, la foule était présente avant même l’ouverture du parc. Et dans l’enceinte, il a été difficile de circuler avec des attractions affichant des temps d’attente d’une heure à… trois heures et vingt minutes ! Oui, vous avez bien lu : certains étaient donc prêts à faire plus de trois heures d’attente pour moins de cinq minutes d’amusement. Non merci… Le prix des billets n’était, il est vrai, pas plus élevé que ce que nous avons trouvé à Disneyland Tokyo : 60,4 € par personne. Et comptez entre 56 et 110 € en plus, selon la période, si vous souhaitez bénéficier d’un pass plus rapide pour accéder à sept attractions parmi les plus populaires du parc. Et vu que les temps d’attente étaient à peine réduits de moitié, difficile de dire que ce prix vaut la peine.

Tout juste ce pass nous intéressait-il pour le mini-parc Harry Potter, installé dans Universal Studios. Sans ce pass, que nous n’avons finalement pas pris, et pour obtenir un billet pour ce mini-parc Harry Potter dans le parc, il fallait se placer dans une file d’attente, prendre un ticket d’entrée pour une heure précise (s’il en reste) et se présenter à l’entrée du mini-parc à cette heure. Pas question de s’infiltrer dans ce quartier spécial Poudlard comme dans toute autre partie du parc. Mais clairement, ce mini-parc vaut la peine de se décarcasser. Tous les détails sont là, les boutiques sont remplies de produits rappelant les livres ou les films, on se sent dans l’univers de la saga, c’est bluffant. Vous pouvez même goûter la fameuse Butterbeer, que je vous conseille plutôt chaude que froide. Malheureusement, l’attente atteignait plus de deux heures pour rentrer dans le château de Poudlard lui-même, et nous avons donc évité cette autre incursion dans l’univers de Harry Potter, mais ce sera pour une prochaine fois…

Pour le reste, le parc nous a quelque peu déçus. Vu les nombreux temps d’attente à chaque attraction, nous avons rapidement été échaudés par l’idée de passer une après-midi dans une file… Contrairement à Disney, où nous avions pu faire une dizaine d’attractions durant chacune des deux journées à Tokyo, notre visite au Universal Studios s’est résumée à Harry Potter et un bon burger dégusté dans un restaurant à l’américaine, typique des années ’50. Et une parade sympathique mais trèèèèès longue autour des personnages de la société de production.

Ainsi se termine notre visite d’Osaka, intense. Le lendemain, nous sommes repartis un peu plus vers le sud, pour deux journées à Hiroshima. Pour des visites bien plus traditionnelles et émouvantes.

À vendredi pour la suite de nos aventures à Hiroshima !

> À suivre : les endroits à ne pas manquer à Hiroshima et Miyajima <

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