Découvrir le Japon en 10 étapes – #10 : les applications indispensables

Notre voyage au Japon se conclut tout doucement. Au bout de quinze jours d’un incroyable périple autour la Golden Route du Pacifique, nous allons devoir quitter ce monde qui nous a merveilleusement accueillis. Avant de dire au revoir à ces souvenirs que j’espère encore garder intacts quelques années durant, je me dois tout de même de vous donner quelques derniers conseils utiles pour préparer votre propre voyage au Japon. C’est bien pour cela que j’ai réalisé ces dix articles : vous donner envie de réserver dès que possible votre voyage pour l’Empire du Soleil Levant.

Et avant de préparer votre valise pour l’aéroport, prenez quelques minutes pour également préparer votre smartphone. Car il sera votre meilleur ami dans ce pays. Outre les réseaux wi-fi publics disponibles quasiment à chaque station de métro et autres magasins, n’oubliez pas de réserver un Pocket Wi-fi, disponible pour 80 € pour seize jours, en illimité. Le réseau est quasiment toujours fiable et vous pouvez connecter jusqu’à cinq appareils. Parfait, donc, pour utiliser votre smartphone et éviter d’être totalement perdu.

Voici les six applications que je vous conseille pour que votre voyage au Japon soit sans faute.

Citymapper (iOS, Android, gratuit)

Voici certainement l’application qui m’a le plus servi lors de mes quelques voyages de ces dernières années. Citymapper est juste l’application idéale si vous circulez dans les grandes villes du monde entier. Vous pouvez ainsi découvrir quels transports sont disponibles pour aller d’un point A à un point B, en temps réel. Et pas seulement grâce aux transports en commun : vous pouvez également connaître le temps pour couvrir la distance avec un vélo partagé, en taxi, avec un Uber ou tout autre moyen de transport disponible dans la ville concernée. Et à Tokyo et Osaka, Citymapper a été d’une grande aide. Vu que les Japonais sont très pointilleux au niveau des horaires, l’application s’est rarement trompée. C’est un indispensable si vous ne prenez que les transports en commun dans les grandes villes japonaises.

Le site internet de Citymapper

HyperDia (iOS, Android, freemium)

Si vous comptez prendre le train à grande vitesse au Japon, HyperDia est obligatoire sur votre téléphone. Cette application vous présente tous les horaires des Shinkansen et autres trains de banlieue, avec une grande précision : heure d’arrivée, heure de départ, quai… Tout ce qu’il faut savoir pour un voyage réussi. Attention, toutefois : l’application est gratuite durant une période d’essai d’un mois et vous devez payer 2,99 € par mois si vous souhaitez prolonger la validité de l’application. Notez que le site HyperDia, par contre, est bien gratuit mais est moins adapté à la lecture sur mobile.

Le site internet de HyperDia

Guides by Lonely Planet (iOS, Android, gratuit + 1,99 €)

Si vous n’avez pas l’envie d’acheter un guide « papier » ou un livre sur les monuments japonais à absolument visiter, n’hésitez pas à télécharger l’application « Guides by Lonely Planet », réalisée par le célèbre éditeur de guides de voyages. Dès que vous avez l’application, téléchargez la partie concernant les villes japonaises pour 1,99 € et profitez de la carte interactive pour découvrir les endroits intéressants autour de vous. Vous pouvez ainsi filtrer selon les activités culturelles, les restaurants, les bars, les hôtels, etc. Cela nous a été souvent utile quand nous avions quelques dizaines de minutes à perdre dans un quartier.

Le site internet de Lonely Planet

Yomiwa Dictionnaire de Japonais et Traducteur (iOS, Android, 4,99 €)

Cette application est destinée à déchiffrer les symboles japonais et à les traduire en temps réel grâce à votre caméra. Il vous suffit ainsi de placer votre caméra devant la phrase ou le signe que vous souhaitez traduire et l’application tente de proposer une traduction qui a du sens. Ne vous attendez donc pas à une phrase parfaite. Il s’agira avant tout des traductions littérales, souvent au mot par mot. À vous, ensuite, de tenter de comprendre le sens. Mais pour moins de 5 €, l’application fait bien son travail. Cela vous servira surtout dans les restaurants et boutiques qui ne proposent absolument pas de phrases en anglais pour vous aider.

Le site internet de Yowima

TripAdvisor et Yelp (iOS, Android, gratuit)

Il s’agit certainement des applications les plus connues de tous et ce n’est pas un hasard. Si vous souhaitez profiter d’endroits reconnus par des locaux, ces applications sont parfaites. Ne vous fiez pas seulement à la moyenne des étoiles, mais regardez également les commentaires et le nombre de personnes qui ont évalué les endroits que vous souhaitez visiter. Personnellement, nous avons été rarement déçus par les choix des utilisateurs de Yelp et de TripAdvisor.

Le site internet de TripAdvisor

Le site internet de Yelp

Voici donc mes derniers conseils pour votre prochain voyage pour le Japon. Personnellement, je compte bien les utiliser pour préparer une nouvelle virée dans ce pays tout simplement incroyable. Je ne peux également que vous recommander de parler aux autochtones, de leur demander de l’aide si vous vous sentez perdus,… Ils sont toujours prêts à vous aider, à tenter de communiquer avec vous malgré la barre de la langue, et à discuter, tout simplement. Le peuple japonais est avenant et n’hésitera pas à aller vers l’étranger pour qu’il se sente comme chez lui. C’est grâce à ces discussions, ces rencontres humaines, ces découvertes impromptues, ces visites que je suis décidé à revenir au plus vite au Japon. J’ose espérer que vous réserverez bientôt votre voyage pour ce pays, cet autre monde. Une véritable bouffée d’oxygène vous attend.

Si vous les avez manqués, voici mes neuf autres articles pour découvrir le Japon :

  1. L’avion et les transports
  2. Les logements
  3. Les endroits à ne pas manquer à Tokyo (1)
  4. Les endroits à ne pas manquer à Tokyo (2)
  5. Les endroits à ne pas manquer à Kyoto et Nara
  6. Les endroits à ne pas manquer à Osaka
  7. Les endroits à ne pas manquer à Miyajima et Hiroshima
  8. Se restaurer au Japon
  9. Qu’acheter au Japon

Découvrir le Japon en dix étapes – #9 : qu’acheter au Japon ?

Le Japon regorge de produits dont nous n’avons jamais entendu parlé en Europe. Outre la nourriture parfois surprenante, les souvenirs et autres gadgets qu’on peut trouver dans les supermarchés des grandes villes sont tout aussi déroutants. Et je ne parle pas seulement des produits qu’on peut trouver dans les fameux magasins à 100 ou 300 yens, regorgeant de gadgets utiles au quotidien ou simplement divertissants. Avant de quitter le Japon, il est donc temps de faire le tour des cadeaux intéressants à rapporter de l’Empire nippon.

Les produits électroniques

Si vous arrivez dans le quartier d’Akihabara à Tokyo, vous serez au paradis de l’électronique. Entre les magasins à dix étages proposant toutes sortes de produits électroniques et les stores remplis de bornes d’arcade (j’ai même pu découvrir une borne pour Left 4 Dead 2…), vous risquez de trouver votre bonheur. Et clairement, au moment de notre voyage, l’achat de ces produits était pour le moins intéressant. Des Nintendo 3DS XL à moins de 160 €, des disques durs de 1 To pour moins de 70 €, des chargeurs de 10000 mAh à moins de 70 € également… Il fallait donc en profiter. Que ce soit à Akihabara ou dans certaines boutiques de Shibuya, n’hésitez pas à comparer tous les prix. Et n’oubliez pas que vous pouvez en plus profiter d’une détaxe de la TVA en cas de montant supérieur à 150 €. C’est comme cela que j’ai pu acheter un casque audio Bose à 240 € au lieu de 350 € en Belgique. De nombreux magasins proposent en outre des réductions si vous utilisez certains moyens de payement : carte VISA, MasterCard ou autre…

Les souvenirs

Dans la plupart des sites touristiques que vous pouvez visiter au Japon, vous aurez évidemment droit à des petits magasins des souvenirs proposant des habituels porte-clés et autres gants de cuisine aux symboles nippons. Aux abords de nombreux temples de Tokyo et de Kyoto, vous trouverez également d’autres bicoques plus traditionnelles. Comme ces petites maisons sur la colline de Fushimi Inari Taisha,  dans lesquelles vous pourrez acheter des petites plaquettes en bois peintes à la main et représentant les divinités locales. Ou ces porte-bonheurs en bois qui doivent notamment vous aider en amour, en chance, dans votre travail, vos études… N’hésitez donc pas à aller voir ces petites boutiques qui ne payent pas de mine et qui proposent des souvenirs typiques et loin d’être onéreux.

En outre, que ce soit à Kyoto ou à Osaka, n’hésitez pas à découvrir les magasins de confection de baguettes traditionnelles. Vous aurez un choix particulièrement large et vous pourrez, gratuitement, faire graver le texte de votre choix sur ces baguettes !

Les vêtements

Quand on parle de « vêtements japonais », on pense le plus souvent à Uniqlo. Pourtant, ce magasin n’est pas forcément le moins coûteux du pays. Après avoir comparé les prix entre le Japon et la France, Uniqlo n’apparaît finalement pas beaucoup moins cher dans son pays d’origine. Profitez plutôt des magasins de Shibuya pour acheter des vêtements que vous ne trouverez pas forcément en Europe. Et croyez-moi, vous trouverez de tout, du style shojo au style urbain. Les Japonais sont plein de surprises. Attention toutefois aux tailles…

À lundi pour la suite et fin de nos aventures au Japon !

> À suivre : les applications indispensables <

Découvrir le Japon en dix étapes – #8 : se restaurer au Japon

Au fil de notre voyage entre Tokyo, Kyoto, Osaka, Hiroshima et… Tokyo,  nous avons eu évidemment l’occasion de découvrir le patrimoine culinaire du Japon, bien plus étoffé que les sushis et nouilles que vous pouvez retrouver dans tout restaurant japonais dans nos pays occidentaux. Vous pouvez d’ailleurs le voir au fil des vidéos YouTube qui cartonnent autour du Japon : les habitants de l’île peuvent acheter des produits pour le moins curieux afin de se restaurer, allant du Kit Kat au saké aux chips à l’huître. Des aliments… différents, dirons-nous. Pour éviter les clichés, je vais aujourd’hui vous évoquer les quelques restaurants et autres aliments qui m’ont convaincu que le Japon est un pays parfait pour se restaurer.

Les tempuras

Les Japonais adorent la friture. Certes pour faire des frites (plutôt de type « allumettes », comme dans les fast-foods), mais également pour frire légumes et poissons par dizaines. C’est ainsi qu’à Osaka, nous avons dégusté ces fritures particulières dans un restaurant qui ne réalise que des tempuras. Il nous a d’ailleurs fallu attendre une bonne vingtaine de minutes à l’entrée avant de pouvoir rentrer dans cet établissement réputé, situé dans une galerie commerciale près de la station Umeda. Le restaurant Tempura Makino propose ainsi un large choix pour vous faire découvrir des saveurs typiquement japonaises. Outre les habituels tempuras de crevettes, d’aubergines ou encore de poissons, vous pouvez également goûter à des tempuras de poulet (bien plus délicieux que des nuggets simples), de potiron, de racine de lotus, de patate douce, de pieuvre, ou encore… d’œuf.

Je vous conseille d’aller voir la composition de ces tempuras, notamment celui réalisé avec un œuf poché. C’est un véritable ouvrage technique, tout est réalisé avec précision, sans rester trop longtemps dans la friture. C’est fabuleux à regarder et à déguster.

Le curry japonais

Contrairement au curry indien traditionnel, le curry japonais se veut bien plus doux et ne correspond pas à nos standards d’épices. Vous pouvez ainsi le déguster avec du riz (le kareraisu), avec des nouilles (le kare-udon) ou dans un pain fourré (le kare-pan). Nous n’avons goûté que le plat de curry avec du riz, dans un petit établissement qui ne payait pas de mine dans le quartier de Tsuruhashi, à Osaka. Pour seulement 650 yens (près de 6 €), nous avons ainsi dégusté un large de bol de riz avec du curry, avec soit du poulet, soit du bœuf, et une bonne bière en prime. De quoi être bien rassasié en fin de soirée, après une journée de visites dans la ville, sans toutefois avoir de fortes épices en bouche…

La viande de bœuf

Même s’ils vivent sur une île, les Japonais ne mangent pas que du poisson, loin de là. Ils adorent également la bonne viande de bœuf, et regorge de spécialités bovines incroyables, comme le bœuf de Kobe (le plus connu à travers le monde) ou celui de Wagyu.

Comme évoqué plus tôt dans notre billet sur Osaka, Ava m’a invité dans un superbe restaurant de viandes, dans le centre d’Osaka. Dans le quartier de Dotonbori, elle avait réservé une table au Matsusakagyu Yakiniku M, où nous avons été installé dans une petite pièce, rien qu’à nous deux, avec juste la table et un grill devant nous. Après avoir commandé un plat de diverses viandes de leur cru, nous avons ainsi pu griller notre viande nous-même grâce à un morceau de graisse de bœuf. Et clairement, quel délice ! Le bœuf de Wagyu est savoureux, les autres viandes sont tendres à souhait, et avec la sauce soja, cela renforce les saveurs.

Malheureusement pour le porte-feuille, un tel repas a un coût, et il vous faut compter au moins autour de 220 € pour deux personnes si vous souhaitez profiter d’un plat de dégustation digne d’intérêt. Vous aurez même l’occasion d’y déguster des sushis au bœuf et autres spécialités étonnantes autour de la viande bovine.

Les Momiji Manju

Sur l’île de Miyajima, près d’Hiroshima, quasiment tous les magasins de souvenirs au bord de la mer proposent des petits gâteaux à l’érable nommés Momiji Manju. Et je ne peux que vous conseiller d’en acheter un pour goûter ce dessert typique du sud du Japon. Ces petits cakes fourrés sont parfumés au sirop d’érable et fourrés habituellement avec de la pâte de haricots rouges, mais pas seulement. Vous pourrez facilement trouver des cakes fourrés au thé vert, au chocolat, au fromage frais… On trouve même des gâteaux chauds avec cette pâte de haricots rouges, particulièrement savoureux. Je vous déconseille toutefois de prendre des boîtes de ces cakes si vous restez encore près d’une semaine au Japon. Ce sont des produits frais, parfois réalisés à la minute, et ils ne risquent pas de tenir le voyage.

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Les curiosités culinaires

Évidemment, je ne pouvais pas passer à côté des produits étonnants découverts tout au long de ces deux semaines, que ce soit dans les konbini ou les lieux touristiques que nous avons visités. À commencer par les boissons : du Fanta à la poire, pas forcément horrible mais au goût particulièrement sucré (no sh…); de la soupe au maïs à déguster chaude à la sortie d’un des très nombreux distributeurs disponibles à chaque coin de rue; du thé vert sans sucre, bien différent du thé froid que nous dégustons en Belgique; du Fanta au melon, parce qu’il est normal de varier les goûts et les couleurs…

Concernant les aliments, outre les popcorns aux goûts surprenants des parcs d’attraction Disneyland, je vous conseille également d’acheter les biscuits en forme de koala au goût de fraise, qui embaumeront votre appartement de fraise chimique pendant les 24 prochaines heures; les boules de riz colorées et parfumées à la fraise, à la vanille et au thé vert que vous pouvez trouver sur de nombreux sites touristiques de Kyoto et d’Osaka; les glaces d’Häagen-Dazs au fromage frais et autres parfums sucrés (fruits rouges, caramel…); les chips de la marque Calbee avec… du chocolat et de la chantilly, que vous pouvez goûter dans la galerie commerciale de la gare de Tokyo… Bref, vous aurez de quoi surprendre vos papilles.

À vendredi pour la suite de nos aventures au Japon !

> À suivre : qu’acheter au Japon ? <

Découvrir le Japon en dix étapes – #7 : les endroits à ne pas manquer à Hiroshima et Miyajima

Descendons un peu plus vers le sud du Japon. Après trois jours intenses sur Osaka, nous voici en route vers Hiroshima, une cité malheureusement connue pour la fin tragique de la Seconde Guerre Mondiale au Japon. Notre découverte de la ville n’a toutefois pas démarré au Musée de la Paix, dans le centre. Sur le bord de mer, Hiroshima dévoile en effet des îles intrigantes à quelques hectomètres de la côte. Notamment l’île de Miyajima, sur laquelle est posée une montagne et un célèbre tori, les pieds dans l’eau, devant le village du même nom. Une véritable curiosité japonaise et l’un des plus beaux endroits que nous avons pu découvrir durant ces deux semaines de voyage à travers l’empire nippon.

Avant d’évoquer les installations sur l’île, sachez que le voyage vers Miyajima est très simple. Avec votre Japan Rail Pass, il vous suffit de prendre un train régional jusque la station Miyajima. Dès lors, il vous suffit de vous diriger, en sortant de la gare, tout droit vers le port du village. Toujours avec votre JRP, vous pouvez ensuite prendre le bateau qui part quasiment toutes les demi-heures vers l’île. Un petit voyage sur l’eau d’une vingtaine de minutes, sur un bateau sur lequel vous pouvez même acheter une boisson fraîche ou chaude, le temps de débarquer sur Miyajima. Depuis Hiroshima, le voyage dure donc moins d’une heure et vaut clairement la peine !

Car sur l’île, quel émerveillement ! Dès vos premiers pas, comme à Nara, vous aurez l’occasion d’être accueilli par quelques daims. Et après une longue ruelle de magasins de souvenirs et de spécialités pâtissières de la région, les fameux Momiji Manju, des petits gâteaux fourrés à la pâte de haricot principalement ou à d’autres produits, après avoir survécu aux odeurs d’huitres chaudes ou frites, dont les habitants raffolent, vous arrivez enfin devant le plus beau monument de l’île : ce fameux tori les pieds dans la mer. La chance était en outre avec nous : sans avoir regarder aux heures des marées, nous sommes tombés en pleine marée basse et avons donc pu prendre le temps de faire des photos au pied du tori. Sinon, il vous faut patienter sur les berges et réaliser des photos du tori dans l’eau. Nous vous conseillons donc de regarder aux horaires des marées avant d’aller à Miyajima. Si vous y allez à la fin de la marée basse, vous aurez l’occasion après une courte promenade de voir le tori sous deux aspects différents.

Car l’île ne se résume pas à ce temple au pied de l’eau, avec son tori à quelques mètres de là. Vous n’êtes en effet qu’au pied de la montagne et il suffit de grimper dans la forêt pour profiter d’un coin de calme, d’un coin de nature superbe, où les érables et autres hêtres n’attendent que les promeneurs. Si vous avez le courage, vous pouvez grimper jusqu’au sommet pour profiter d’une superbe vue sur la baie d’Hiroshima. Sinon, vous pouvez également prendre le téléphérique, actif même en hiver, pour rejoindre directement et sans effort le sommet de l’île.

Après cette superbe visite, retour dans le centre de Hiroshima via le train puis le tram. En effet, la ville a un réseau important de trams et de bus, au lieu des habituels métros des autres grandes villes japonaises. Cela renforce l’aspect « historique » de la cité. Cette fois, pas de logement airBNB mais un hôtel visiblement typique pour les hommes d’affaires, dans un centre-ville animé. Pour la soirée, nous avons ainsi profité d’une bonne adresse dans le centre pour déguster nos tous premiers sushis du voyage, préparés sur le moment devant nous. Un délice avec un chef qui faisait bien attention à nous et nous conseillait.

Le lendemain, avant notre retour sur Tokyo, nous avons donc passer la journée dans le centre de Hiroshima, touché en plein cœur dans la matinée du 6 août 1945 par une bombe atomique. Le choc a été évidemment terrible dans la région, avec plus de 160.000 morts dans et autour de Hiroshima. Un incendie qui a duré des jours durant et des morts par centaines durant les décennies qui ont suivi en raison des conséquences de cette terrible arme qui a frappé majoritairement des innocents… La visite du centre a été une véritable claque pour nous, confirmant en quoi l’être humain peut être une terrible menace pour lui-même.

Avant d’arriver dans le parc dédié à la commémoration des victimes de cette bombe atomique, vous aurez l’occasion de découvrir à la sortie du tram le Dôme de Genbaku, une bâtisse qui a tenu tête à l’explosion qui a soufflé une bonne partie de Hiroshima. Cet ancien établissement du début du XXe siècle est le bâtiment le plus proche de l’épicentre ayant survécu à l’explosion… Au loin, on découvre une flamme brûlant malgré la pluie qui nous a accompagnés durant cette journée. Cette flamme représente l’espoir que toutes les armes du monde soient un jour détruites. Dès que cela sera fait, la flamme cessera de briller. En attendant, elle continue d’illuminer ce lieu de commémoration. À côté, on peut découvrir une place dédiée aux enfants tués ou touchés par la bombe atomique. Des milliers et des milliers d’origami en forme d’oiseau sont envoyés par les écoles d’abord du Japon, puis du monde entier pour être déposés près de cette statue dévoilée en 1958 en hommage à Sadako Sasaki, une fillette de 12 ans qui a réalisé 1000 grues en papier pour pouvoir exaucer son vœu d’être enfin guérie de sa leucémie. Malheureusement, cela n’était qu’une croyance et elle décéda en 1955… Depuis, les enfants du monde entier lui rendent hommage, ainsi qu’aux enfants tués dans cette terrible tragédie.

Puis, au fond du parc du Mémorial pour la Paix, on découvre le musée du Mémorial pour la Paix d’Hiroshima. Un musée absolument poignant, qui m’a laissé à de nombreuses reprises les larmes aux yeux. On y découvre des fragments de vêtement, des photos des victimes, des vidéos et autres infographies confirmant l’horreur… On prend pleinement conscience de l’enfer que les habitants de Hiroshima ont vécu. Que faire face à de telles images ? La réalité vous rattrape en pleine face… Des pétitions sont d’ailleurs proposées à la sortie du musée pour demander la destruction de ces armes atomiques ainsi que le respect d’une paix mondiale. Une certaine utopie, certes, mais une démarche nécessaire.

Cette visite de Hiroshima, la plus courte de notre voyage, était clairement la plus touchante. Je vois clairement les guerres et autres conflits actuels d’une autre manière avec la visite de ce Mémorial, qui confirme que les Japonais n’ont qu’une envie : la paix pour que plus personne ne vive un tel enfer. Un passage à Hiroshima me semble donc incontournable en cas de voyage au Japon.

À mercredi pour la suite de nos aventures !

> À suivre : l’alimentation au Japon <

Découvrir le Japon en 10 étapes – #6 : les endroits à ne pas manquer à Osaka

Ce voyage au Japon semble prendre un second souffle avec notre départ de Kyoto pour Osaka. De l’ancienne capitale historique de l’Empire nippon, nous découvrons une ville bien différente, bien plus animée et pourtant bien plus contrastée de l’avis même des Japonais, moins emballés par l’idée de visiter Osaka. Il s’agissait pourtant, à mes yeux, de la ville la plus « intense » que nous avons visité durant ces quinze jours dans le sud du pays.

Arrivés en début d’après-midi dans la cité de la « Grande Pente », notre première visite a été celle… des centres commerciaux aux abords de la gare. Coincés avec nos valises, il s’agissait de l’une des visites les plus simples à faire dans le quartier, plutôt excentré. C’est ainsi que j’ai pu découvrir le deuxième Pokemon Store de notre voyage, bien plus fourni que ce que nous avions pu voir à la gare de Tokyo. Des bornes d’arcade pour jouer aux dernières sorties de Game Freak (Pokken Tournament ou Pokemon Duel par exemple), des produits dérivés par dizaines, tous les jeux vidéo autour de la série… Le fan de petit monstre de poche que je suis était émerveillé devant cette boutique.

Après la découverte de notre AirBNB, de l’autre côté de la ville, Avalon m’a offert un superbe cadeau d’anniversaire pour fêter cette nouvelle année au Japon. Pour notre premier restaurant à Osaka, elle m’a emmené dans un établissement discret destiné à la viande. Des pièces de bœuf exceptionnelles, des sushis au bœuf, des morceaux crus à déguster après un court passage sur la plaque chauffante placée sur notre table : un paradis pour les carnassiers. Du Kyukyoku, du Maboroshi, des pièces de boeuf de Wagyu… C’était splendide mais très cher, il est vrai. À réserver à un public averti et à ne faire qu’une fois, pour profiter de l’instant. Seul bémol : la demande du restaurant de manger « vite » pour laisser place à d’autres clients futurs. Mais nous n’avons pas été jetés à la porte, heureusement.

Après ce bel instant d’osmose culinaire, direction le centre d’Osaka et plus particulièrement le quartier de Dotonbori, très bruyant et illuminé. On est bien loin du calme de Kyoto. Les maisons de jeux et autres établissements de pachinko sont nombreux, tout comme les karaokés et restaurants attrape-touristes. Vous serez souvent alpagués par des cris venant des quatre coins de la rue pour aller dans tel ou tel établissement. Rien d’oppressant, toutefois. Nous sommes entrés dans l’une de ces salles d’arcade dont les Japonais raffolent toujours. L’occasion de s’essayer à leurs jeux vidéo, sur des tambours, sur la piste de danse ou tout simplement au bout d’un joystick pour un jeu de combat. Et tout ça pour quelques centaines de yens, sans plus. C’est une expérience à tenter, surtout à Osaka où les salles d’arcade sont nombreuses.

Le lendemain, nous retournons dans le centre pour déguster des tempuras dans un restaurant spécialisé dans ces fritures japonaises. L’occasion de tester des patates douces et des légumes surprenants en tempura. Ou encore un œuf poché placé délicatement dans la friture ! Le goût n’y est pas forcément mais il faut apprécier le geste technique.

Dans l’après-midi, direction le château d’Osaka, tout simplement nommé Osaka-jo. Alors que le froid s’empare de la ville, le soleil offre malgré tout une superbe lumière sur cette bâtisse exceptionnelle du XVIe siècle. Le château est superbe et propose un musée particulièrement complet sur les grandes heures d’Osaka et de l’Empire japonais. Le tout est en anglais, et le prix est loin d’être prohibitif, notamment avec la vue que vous pouvez admirer au sommet de cette tour fortifiée. Le parc autour du château se veut d’ailleurs tout aussi reposant, bien loin de toute circulation. Un véritable espace vert au milieu de la cité.

En soirée, en retournant vers la gare d’Osaka pour découvrir le célèbre « Jardin suspendu » de l’Umeda Sky Building, nous sommes tombés à notre grande surprise sur un marché de Noël… allemand ! Des Allemands ont en effet lancé l’organisation d’un marché traditionnel au pied de la célèbre double-tour d’Osaka, avec vin chaud, pâtisseries hivernales et chants traditionnels. Les Japonais se prennent vite au jeu et enchaînent les vins chauds malgré le prix, il est vrai, bien plus haut que ce qu’on connaît en Europe. Mais quel bonheur de déguster un tel breuvage dans un tel climat, autour de gens qui montrent bien qu’ils adorent ce « Noël à l’européenne ». D’ailleurs, tout au long de ces quinze jours, on a pu entendre des chants de Noël à tue-tête dans tous les magasins et parcs d’attraction…

Le lendemain, pour notre troisième journée à Osaka, direction le parc d’attractions de la ville : Universal Studios. Le premier parc Universal inauguré hors des États-Unis, voici quinze ans. Malheur pour nous : nous y sommes allés un dimanche. Du coup, la foule était présente avant même l’ouverture du parc. Et dans l’enceinte, il a été difficile de circuler avec des attractions affichant des temps d’attente d’une heure à… trois heures et vingt minutes ! Oui, vous avez bien lu : certains étaient donc prêts à faire plus de trois heures d’attente pour moins de cinq minutes d’amusement. Non merci… Le prix des billets n’était, il est vrai, pas plus élevé que ce que nous avons trouvé à Disneyland Tokyo : 60,4 € par personne. Et comptez entre 56 et 110 € en plus, selon la période, si vous souhaitez bénéficier d’un pass plus rapide pour accéder à sept attractions parmi les plus populaires du parc. Et vu que les temps d’attente étaient à peine réduits de moitié, difficile de dire que ce prix vaut la peine.

Tout juste ce pass nous intéressait-il pour le mini-parc Harry Potter, installé dans Universal Studios. Sans ce pass, que nous n’avons finalement pas pris, et pour obtenir un billet pour ce mini-parc Harry Potter dans le parc, il fallait se placer dans une file d’attente, prendre un ticket d’entrée pour une heure précise (s’il en reste) et se présenter à l’entrée du mini-parc à cette heure. Pas question de s’infiltrer dans ce quartier spécial Poudlard comme dans toute autre partie du parc. Mais clairement, ce mini-parc vaut la peine de se décarcasser. Tous les détails sont là, les boutiques sont remplies de produits rappelant les livres ou les films, on se sent dans l’univers de la saga, c’est bluffant. Vous pouvez même goûter la fameuse Butterbeer, que je vous conseille plutôt chaude que froide. Malheureusement, l’attente atteignait plus de deux heures pour rentrer dans le château de Poudlard lui-même, et nous avons donc évité cette autre incursion dans l’univers de Harry Potter, mais ce sera pour une prochaine fois…

Pour le reste, le parc nous a quelque peu déçus. Vu les nombreux temps d’attente à chaque attraction, nous avons rapidement été échaudés par l’idée de passer une après-midi dans une file… Contrairement à Disney, où nous avions pu faire une dizaine d’attractions durant chacune des deux journées à Tokyo, notre visite au Universal Studios s’est résumée à Harry Potter et un bon burger dégusté dans un restaurant à l’américaine, typique des années ’50. Et une parade sympathique mais trèèèèès longue autour des personnages de la société de production.

Ainsi se termine notre visite d’Osaka, intense. Le lendemain, nous sommes repartis un peu plus vers le sud, pour deux journées à Hiroshima. Pour des visites bien plus traditionnelles et émouvantes.

À vendredi pour la suite de nos aventures à Hiroshima !

> À suivre : les endroits à ne pas manquer à Hiroshima et Miyajima <

Découvrir le Japon en 10 étapes – #5 : les endroits à ne pas manquer à Kyoto et Nara

Après trois journées sur Tokyo, prenons le Shinkansen en direction de Kyoto, l’ancienne capitale du Japon. La ville est considérée comme la cité historique et culturelle du pays, avec des temples et autres monuments historiques à tous les coins de rue. Durant plus d’un siècle et jusque 1868, Kyoto était la capitale de l’empire japonais et cela se ressent tout autour de la cité, coincée entre les montagnes de Kansai.

Disons-le de suite : Kyoto vaut avant tout pour ces bâtiments historiques. La cité n’est pas forcément reconnue pour son activité nocturne ou ses divertissements. Certes, il y a bien le quartier traditionnel de Gion qui vous fera rêver avec ses geishas discrètes et ses superbes maisons de bois au bord de la rivière. Ou encore, à côté, le quartier de Kawaramachi qui déborde de grands magasins et dévoile un superbe opéra/théâtre japonais. Car au-delà de ce quartier plus commercial et plus coloré, les autres quartiers de Kyoto se veulent bien plus calmes et semblent s’endormir paisiblement quand le soleil se couche, au même instant où les visites des bâtiments historiques se clôturent…

Pour cette première visite de Kyoto, il nous était impossible de ne pas passer devant l’incroyable bâtisse dorée de Kinkaku-ji, mieux connu chez nous sous le nom de Golden Pavilion. Un temple bouddhiste doré impressionnant, qui ne date pourtant que du début des années ’50. Ce temple était en effet une ancienne villa aux couleurs dorées qui subissait toutefois une certaine détérioration au fil des années. Après un incendie qui a détruit la villa, les autorités de Kyoto ont repris en mains le site et ont construit un temple flamboyant, qui brille de mille feux au moindre passage du soleil sur sa devanture. Les touristes sont toutefois nombreux pour se presser devant cet établissement et je vous conseille donc de plutôt profiter des jardins aux alentours, sur lesquels vous aurez plusieurs beaux panoramas pour prendre en photo ce Golden Pavilion. Nous sommes même tombés sur des élèves au sommet de la colline surplombant le Kinkaku-ji, qui tentaient de s’initier à l’anglais dans le cadre d’un cours. Mignon !

Après un petit tour en bus (le métro dessert peu de places de Kyoto), nous filons ensuite de l’autre côté de la ville pour découvrir le Silver Pavilion, le Ginkaku-ji. Un temple moins doré, certes, et qui vaut surtout pour son superbe jardin zen. Les petits chemins menant sur les collines autour de ce temple bouddhiste offrent de superbes vues sur Kyoto. Je vous le conseille quand le soleil commence à se coucher, cela donnera une superbe lumière sur la ville. Ce sont aussi dans les environs du Silver Pavilion que nous avons découvert un petit en-cas typiquement japonais, fait de boules de riz entourées de pâte à sucre. Surprenant au goût mais qui permet de caler pour le 4h.

Le lendemain, non loin de l’hôtel, nous avons découvert le château Nijo-jo, un superbe bâtiment construit au XVIIe siècle, pour marquer le prestige des Shogun Tokugawa, qui ont dirigé le Japon durant près de 260 ans. La bâtisse se veut déjà impressionnante de l’extérieur, elle l’est encore plus à l’intérieur. Malheureusement, les photos étaient interdites et nous ne pouvons donc vous proposer que des photos du parc à l’extérieur du château. C’est un musée à absolument faire pour comprendre les traditions japonaises et la vie des nobles japonais durant les trois derniers siècles.

Il est ensuite temps de prendre le train pour se rendre dans la banlieue proche de Kyoto, à Inari. Dans ce petit coin de verdure, se dévoile une montagne aux portes oranges. Le Fushimi Inari Taisha est tout simplement le plus grand sanctuaire shinto de Kyoto, datant du VIIIe siècle ! Outre les imposants temples présents au pied de la montagne, ce sanctuaire est surtout intéressant pour ses portes oranges, ces fameux tori qui permettent aux personnes qui le souhaitent de rendre hommage ou de délivrer un message de paix sur ces portes en bois. Vous pouvez en effet acheter un tori pour la modique somme de 1450 € et en devenir propriétaire.

Car les tori, ce n’est pas ce qui manque sur cette montagne. Divers chemins mènent ainsi vers le sommet de la colline, soit plus de 4,5 kilomètres de montée sous les tori. Et je ne peux que vous conseiller de prendre une petite après-midi pour grimper cette colline. Les chemins sont nombreux et vous pouvez ainsi vous retrouver sur un cimetière à droite, un étang très calme et reposant à gauche, quelques bicoques au loin… Plus vous montez haut, moins les gens se pressent. Cela donne une promenade zen et en même temps sportive. C’est parfait si vous adorez marcher et découvrir des coins insoupçonnés. Nous avons également acheté quelques souvenirs aux autochtones présents dans la montagne, présentant quelques objets faits mains.

Avant que la journée se termine, nous avons encore pris le bus pour aller de l’autre côté de la ville, aux abords de Sagano. Près d’un long pont en bois que les touristes s’arrachent, vous pourrez découvrir une longue allée commerçante ainsi qu’une grande forêt de bambous, la bambouseraie d’Arashiyama. 500 mètres de bambous haut de plusieurs mètres. On s’attendait malgré tout à une expérience plus intense mais les bambous n’ont pas vraiment de caractère « oppressant » et on s’ennuie vite au fil des allées… Cette visite nous a au moins permis de découvrir dans la gare adjacente une installation artistique, nommée la forêt de kimonos. Bien plus joli que les bambous que nous avons pu voir.

Après une soirée passée dans le quartier de Gion pour déguster dans un restaurant typique (où on ne parle que japonais, ce fut compliqué…) un très bon bol d’udon, nous voici repartis le lendemain vers la cité de Nara, célèbre pour ses daims se baladant en pleine rue au milieu des touristes. Évidemment, c’est mignon, cela donne envie de les caresser et de leur donner à manger mais faites bien attention. S’ils savent que vous êtes craintif ou que vous avez à manger dans votre poche, ils n’hésiteront pas à venir vous titiller. Et un coup de tête de daim, c’est puissant…

Nous avons également profité de cette visite pour découvrir le temple de Todaiji, le plus grand temple bouddhiste que j’ai pu voir durant ce voyage. Il faut dire que la bâtisse a besoin d’espace pour installer en son centre une statue de Bouddha de… 15 mètres de haut ! En sachant que cette statue a fait un voyage de 500 kilomètres avant d’arriver à Nara, on peut se rendre compte du culte voué à cette statue. On se sent bien petit…

Avant de quitter Kyoto, nous avons visité le musée du manga, situé au centre de la ville. Un bel endroit qui permet de mieux comprendre l’histoire de la bande dessinée japonaise et des magazines jeunesse, bien différents de ce que nous avons pu connaître en Europe. La culture des gadgets et des magazines à plus de 200 pages est importante pour eux. On a également découvert une bibliothèque impressionnante de milliers de mangas, que les Japonais peuvent prendre pour lire dans un coin du musée. Malheureusement, nous n’avons trouvé que très peu de livres en anglais ou en français pour en profiter. Mais si vous connaissez le japonais, je ne peux que vous conseiller de vous rendre dans ce musée !

Kyoto nous a donc offert de superbes visites mais la cité reste malgré tout très calme et il faut avant tout profiter de ces visites pour éviter de s’ennuyer. Donc baladez-vous et profitez de cette ville au milieu des forêts pour le calme. Cela vous fera le plus grand bien entre Tokyo et Osaka, notre prochain rendez-vous.

À vendredi pour la suite de nos aventures à Osaka !

> À suivre : les endroits à ne pas manquer à Osaka <

Découvrir le Japon en 10 étapes – #4 : les endroits à ne pas manquer à Tokyo (2)

Nous revoici à Tokyo, pour quatre dernières journées bien remplies dans la capitale japonaise. Après trois premiers jours qui nous ont permis de découvrir la cuisine locale et les coutumes des autochtones, il est désormais temps de profiter de ce que la ville peut offrir de mieux en ce qui concerne les divertissements et autres places « attrape-touristes ».

Tokyo Disney Resort

Avant même notre départ, nous étions d’ailleurs d’accord sur une chose avec Avalon : nous devons absolument tester les parcs d’attractions du Japon. À Tokyo, nous avions en effet l’occasion de découvrir les deux parcs Disneyland de la ville alors qu’Osaka dispose du deuxième plus grand parc Universal Studios du monde, avec un espace inédit consacré à Harry Potter. Étant fans des deux univers, nous ne pouvions passer à côté de ces opportunités. Je reviendrai plus tard sur le cas d’Universal Studios dans l’article consacré à Osaka, partons plutôt en direction de Tokyo et de son Disney Resort.

Les billets pour les deux parcs Disneyland (Disneyland Tokyo et DisneySea Tokyo) ne sont finalement pas beaucoup plus chers que ceux pour les parcs de Paris. Pour un pass de deux parcs/deux journées (note importante : vous ne pouvez alors faire qu’un parc par jour), vous devez débourser près de 220 €, soit près de 110 € par personne. Sachant que nous avions donc deux jours pour profiter de ces parcs, le prix reste donc plus attractif que le billet deux jours de Disneyland Resort Paris, actuellement à 140 € pour un adulte. Et vu ce que nous avons pu découvrir dans les deux parcs de Tokyo, nous pouvons clairement dire que l’expérience est bien plus intense et bien différente à ce que nous avons déjà connu à Paris.

Commençons par DisneySea, qui est donc un parc à part entière, ouvert en 2001 et proposant des attractions sur le thème de la mer et de l’eau. On retrouve ainsi un quartier sur Venise et l’Italie, un volcan dans lequel nous profitons d’attractions sur le thème des romans de Jules Verne, un quartier sur le port de New York, un Discoveryland consacré à l’eau, un port de plaisance à l’image de la côte Est des États-Unis, un espace sud-américain, un quartier sur Aladdin ou encore un palais entier consacré à la Petite Sirène. On retrouve surtout des attractions adaptées aux enfants, avec des balades sur l’eau, un petit train qui fait le tour du flanc est du parc, des attractions pour les tout-petits dans l’aile de la Petite Sirène… L’ambiance est vraiment relaxante et tout le parc semble se réveiller lors des parades, très nombreuses ! Nous en avons compté quatre tout au long de la journée, sur le petit lac au centre du parc. Avec même une parade « romantique » pour lancer la soirée, lorsque la nuit est tombée.

Nous avons surtout été impressionnés par l’attraction « 20.000 Lieues sous les Mers », permettant de diriger un sous-marin à travers les flots, avec une petite lampe qu’on peut diriger pour découvrir tous les détails du décor dans lequel nous sommes transportés durant quelques minutes. Amusant pour tout le monde ! Forte impression également sur les deux montagnes russes proposées dans le quartier sud-américain, avec une première attraction nommée « Raging Spirits » et rappelant « Indiana Jones » à Paris. Et la deuxième… sur Indiana Jones, justement, mais utilisant une toute autre technique : vous êtes coincés dans un 4×4 dans le Temple de Cristal et vous suivez un parcours semé d’embûches, dans l’obscurité. Des effets saisissants ! J’ai également eu un faible pour la forteresse présente au centre du parc, et proposant un petit jeu de bateaux sur l’eau, une « Chambre des Planètes », un laboratoire d’alchimiste et plein d’autres endroits cachés. Il n’y a aucune file d’attente, on ne vous promet pas de sensations fortes mais tous les détails placés dans cette forteresse me rappellent à quel point Disney sait titiller la curiosité de tous, sans utiliser d’artifices par milliers.

Le lendemain, place au Disneyland original, premier parc Disney ouvert hors des États-Unis, inauguré à Tokyo en 1983. Malgré le fait qu’il ait été dévoilé près de dix ans avant celui de Paris, il reste propre et en très bon état malgré les années. L’entrée est bien moins jolie qu’à Paris et le château paraît plus petit (même s’il est aussi haut qu’à Marne-la-Vallée) et plus pâle. Mais les attractions restent de très bonne facture. Je pense notamment au « Star Tours », bien plus excitant que ce qu’on a pu connaître en France. Si nous n’avons pu tester le « Space Mountain » par manque de temps (toujours plus d’une heure d’attente…), nous avons testé le jeu de tir de Buzz L’Éclair ou encore l’attraction inédite de Monstres et Cie, qui reprend le même principe que Buzz L’Éclair, dans un décor rempli de monstres.

Ensuite, tout ce qui évoque l’histoire proche des dessins animés et des films Disney, sans proposer d’attraction à sensation forte reste parfait pour ceux qui ne veulent pas trop craindre leur estomac durant la journée. Les différents bâtiments des zones Fantasyland et Toon Town regorgent une nouvelle fois de détails qui rappelleront à chacun les dessins animés de leur enfance. L’attraction traditionnelle « It’s A Small World » est réussie, tout comme les maisonnettes de Minnie ou de Tic & Tac. C’est mignon, et à Disney, on ne demande que cela. Ensuite, pour ceux qui veulent un peu plus de sensation, n’hésitez pas à aller voir l’attraction « Pirates des Caraïbes », qui reprend les mêmes codes et certaines scènes de l’attraction de Paris, mais avec en prime Jack Sparrow qui fait de nombreuses apparitions. Profitez également d’une croisière chahutée sur la « Jungle Cruise », au milieu des animaux sauvages. Malheureusement, la montagne russe « Big Thunder Mountain » était en réparation et nous n’avons pu la tester non plus.

Bref, ces deux jours au pays de Mickey et de ses amis ont été un émerveillement pour nous deux, qui avons déjà été à quelques reprises à Paris. Les parcs de Tokyo ont une toute autre saveur et on sent les Japonais encore plus prêts à se mettre dans l’ambiance de Disney pour profiter un maximum de ces attractions. Il y a d’ailleurs une bien meilleure ambiance à Tokyo avec des personnages qui sont plus présents et des performances musicales sans s’y attendre, au coin de la rue. Sans compter les différentes parades (il y en avait également quatre tout au long de la journée à Disneyland). Et puis, je ne vous ai pas parlé du pop-corn… Les Japonais raffolent du pop-corn de Disneyland et peuvent en déguster de différents goûts entre les deux parcs : chocolat au lait, chocolat blanc, cappuccino, miel, sauce soja et beurre, poivre noir, sel, caramel et curry. Vous pouvez même acheter un « seau à popcorn » représentant les personnages de Disney et le remplir à chaque fois que vous croisez un nouveau stand. Je ne pense pas avoir déjà mangé autant de pop-corns en 48 heures…

De Shibuya à Ginza

Revenons à la réalité : après ces deux journées dans un tout autre univers, nous avons donc poursuivi notre visite de Tokyo. Il était temps pour nous de passer à Shibuya, ce quartier qui semble être le centre intriguant de tous les documentaires que j’ai pu voir sur le Japon et Tokyo. Tout le monde a déjà vu cette image de centaines de personnes traversant un carrefour géant au milieu de la capitale. Voici Shibuya, donc. Et finalement, on était loin du compte. Il faut dire que nous y sommes allés en fin de matinée, il y avait donc bien moins de personnes dans les rues. Mais j’ai pu au moins découvrir le temple de la mode que sont les différents magasins autour de ce fameux carrefour. On ne pouvait y prendre des photos mais j’ai pu découvrir que les Japonaises peuvent avoir énormément de styles différents, allant du streetwear au cosplay d’héroïne de manga en mini-jupe et cuissardes. C’est… surprenant. Et heureusement, il n’y avait pas trop de monde pour ne pas être rapidement étouffé par la masse. Nous avons donc ensuite poursuivi notre route en passant devant la statut d’Hachiko, ce chien qui a attendu pendant dix ans son maître devant la gare de Shibuya. Sauf que l’homme en question était décédé et n’est jamais revenu… Au grand dam d’Hachiko qui a attendu désespérément. Depuis, une statue honore sa mémoire devant la gare d’une des places les plus fréquentées de Tokyo.

Direction Harajuku, ensuite, et la fameuse rue Takeshita, temple des cosplays et des magasins d’articles à quelques yens. Vous y trouverez moults vêtements et autres gadgets inutiles mais rigolos. Surtout intriguant, en tant que touriste, quand on découvre les personnes qui se baladent dans le quartier en tenue de cosplay. Après un repas rapide dans un des nombreux restaurants de ramen/udon que vous trouverez à chaque coin de rue de la capitale, il était temps de filer vers le quartier d’Akihabara. Le lieu parfait pour les amoureux du jeu vidéo, me disait-on. Certes, l’incroyable magasin Super Potato, proposant des centaines de jeux rétro et des dizaines de console des années ’80 aux années 2000, est impressionnant mais aux alentours, à part quelques salles d’arcade, les magasins se contentaient de proposer des jeux vidéo et autres produits électroniques contemporains alors que d’autres stores étaient plutôt réservés aux adultes, avec films interdits aux moins de 18 ans et autres produits destinés au sexe en solo. Mention spéciale à ce magasin qui interdisait aux femmes de monter aux deux derniers étages de son bâtiment… Je ne veux même pas savoir ce qui se tramait là-haut.

En soirée, nous sommes retournés du côté de Roppongi pour faire quelques achats dans un magasin nommé « Don Quijote » (que les Japonais raccourcissent en Donki), un supermarché géant proposant de tout et n’importe quoi à des prix tout simplement fous. Nous nous en sommes tirés pour près de 300 € de produits de beauté, nourriture et autres gadgets, pour nous et nos proches. Autant dire qu’on peut faire de très bonnes affaires dans ce type de magasin !

Le lendemain, notre famille japonaise nous a offert une superbe surprise en nous emmenant dans un restaurant très chic au pied de la Tokyo Tower. Nous avons ainsi pu déguster un superbe repas majoritairement composé de tofu. Et non, cela ne se cuit pas qu’à la vapeur, il y a diverses manières de cuisiner cet aliment qu’on connaît bien moins en Europe. En soupe, frit, cuit… Un régal ! Le temps de digérer, nous nous sommes ensuite rendus à Asakusa, devant le célèbre temple Senso-ji, impressionnant par sa taille. Il y avait toutefois énormément de monde (nous étions samedi après-midi), et les étales aux abords du temple ne donnaient pas forcément envie de s’y arrêter. Il s’agissait plutôt d’un passage obligé vu l’architecture impressionnante du temple. Et au détour d’une promenade, ce fut l’occasion de découvrir le plus vieux parc d’attractions du Japon, inauguré en 1853 et toujours en service !

Après quelques achats du côté de Ginza (les Champs-Elysées de Tokyo), il était temps de dévorer un dernier repas en compagnie de notre famille japonaise, un sympathique barbecue coréen qui nous a proposés diverses manières de préparer la viande sur des grills placés à nos tables. C’était avant tout convivial ! Nous avons même pris le temps, après ce repas, de découvrir un autre hobby traditionnel pour les Japonais : le karaoké ! Et je dois avouer que j’y ai vite pris goût. Car les salles de karaoké sont toutes fermées : vous pouvez donc rester entre amis ou collègues pour chanter quelques chansons avec une (ou plusieurs) bière(s) ou un saké. La nuit a été longue, avec même une chanson française trouvée dans le catalogue ! Je vous le donne en mille : « Aux Champs-Elysées », mais chanté non par Joe Dassin mais par Zaz ! On a quand même dû expliquer aux Japonais ce que représentait Zaz pour nous…

Nous n’avons donc pas eu le temps de visiter tout ce que Tokyo a à offrir mais ces quelques visites nous ont déjà permis de découvrir une ville très active mais offrant quelques coins de quiétude. Tokyo est donc loin d’être oppressante, il faut surtout choisir les bons endroits aux bons moments (éviter Shibuya ou Asakusa un samedi après-midi, par exemple). Nous n’avons ainsi eu droit qu’à deux trajets de métro particulièrement difficiles à subir  (trop de monde dans les wagons) en près de sept jours de voyage. Quasiment rien, donc.

Si vous avez d’autres conseils d’endroits à absolument visiter à Tokyo, n’hésitez pas à nous l’indiquer en commentaire, cela nous intéresse fortement pour un prochain voyage !

À mercredi pour la cinquième partie de notre compte-rendu, qui nous emmènera cette fois à Kyoto !

> À suivre : les endroits à ne pas manquer à Kyoto <